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Agenda

Le vendredi 2 mai, Nadia Geerts présentera une conférence sur "La question du voile en Belgique" à la Maison de la laïcité de Ourthe et Aisne

 

 

Jeudi 15 mai 2008

 

L’information s’étale à longueur de suppléments, occupe la moitié d’un journal télévisé, alimente les conversations, fait la Une de la presse écrite. La situation des droits de l‘homme en Chine ? Une quelconque catastrophe naturelle ? Un nouveau scandale politico-financier ? Un énième épisode de la saga gouvernementale belge ?

Pas du tout. Justine Hénin a décidé qu’elle arrêtait de taper dans une baballe jaune avec une raquette. Chose qu’elle faisait certes fort bien, et qui lui a permis, en quelques années, d’engranger une coquette somme d’argent qu’elle a fort judicieusement planquée à Monaco, histoire d’éviter d’en gaspiller une partie en contributions et taxes diverses, non mais.

D’aucuns me traiteront sans doute une fois de plus de pisse-vinaigre, mais cette grand-messe médiatique autour d’une joueuse de tennis m’agace supérieurement. Non pas que j’aie plus de sympathie pour l’engouement qui a suivi je ne sais quelle victoire tant attendue des « Rouches » –  en tapant dans une baballe, eux aussi. Qu’ils soient d’ailleurs adeptes de la petite ou de la grosse balle, du vélo ou du cheval, de la brasse ou de l’aviron, du saut en hauteur ou d’un quelconque autre sport, je m’en tape éperdument : la Terre est pleine de gens qui font bien ce qu’ils font, et alors ? Porte-t-on pareillement aux nues, couvre-t-on pareillement d’argent, d’une manière qui en devient indécente, tous ceux qui ont un indéniable talent dans un domaine particulier ? L’artisan qui confectionne la meilleure tarte al djote, le traducteur qui a le mieux su saisir l’essence même d’un texte de Cicéron ou de Goethe, l’interprète qui chante avec le plus d’émotion tel opéra de Verdi, le virtuose de l’aiguille, du violoncelle ou de l’entrechat ne mériteraient-ils pas autant de considération que « Juju » ? Ou, pour traduire plus exactement ma pensée, Justine Hénin mérite-t-elle, pour ses exploits tennistiques, plus d’admiration, d’heures d’antenne et de gros sous que tous ces gens qui, chacun dans leur discipline, travaillent également sans compter leurs heures pour atteindre un jour, peut-être, l’excellence (et certainement sans produits dopants, mais je m’arrête là, au risque de me voir poursuivre pour crime de lèse-majesté, d’avoir sous-entendu qu’il n’était pas totalement inimaginable, après tout, que comme tant d’autres dans le domaine sportif, Justine Hénin ait eu recours à des substances illicites) ?

Bref. Quelqu’un pourra-t-il un jour m’expliquer ce qui justifie la place ahurissante qu’occupent les sports, et en particulier certains d’entre eux, dans une presse dont la mission me semble être de m'informer de l’actualité « généraliste »? De la même manière que je dois avoir recours à la presse dite spécialisée pour tout savoir des dernières frasques de Britney Spears – excusez, mes références datent un peu –, pour connaître le résultat du dernier tournoi de golf ou de la dernière course hippique, pour savoir si le dernier film d’Almodovar vaut le détour ou encore pour contempler la tenue que portait la princesse Machinchose au dernier rallye de la haute, pourquoi ne réserve-t-on pas le foot et le tennis à la presse sportive ?

Exit Juju donc, et, vous m’aurez comprise, c’est à mes yeux plutôt une bonne nouvelle. Pourvu que demain une nouvelle future championne (ou un nouveau futur champion, je ne suis pas sexiste) belge ne pointe pas le bout de sa raquette…

par Nadia Geerts publié dans : Société
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Lundi 31 mars 2008

C’est une curieuse enveloppe que j’ai trouvée ce matin dans ma boîte-aux-lettres. Adressée à « Madame le Professeur Nadia Geerts », la lettre commençait par me remercier pour ma « courageuse action en faveur des femmes », avant de me proposer de partager avec moi « quelques remarques à propos de la famille en crise ».

Et en effet, la première brochure jointe, en l’occurrence le numéro de juillet 2006 de « Réveillez-vous ! », intitulé « Comment construire un mariage heureux », m’apprend dès la page 3 que le premier coupable des « attaques que subit le mariage », c’est l’égoïsme, celui-là même auquel ont cédé Adam et Eve. Mais « d’autres phénomènes récents ont accéléré la mutation que connaît l’institution matrimoniale » : entrée des femmes sur le marché du travail, multiplication des familles monoparentales, concubinage, et enfin unions homosexuelles.

Soit. Ne nions pas que ces facteurs aient en effet transformé l’institution matrimoniale. « So what ? », dirions-nous. Mais pas du tout : ce serait oublier qu’ « à l’effondrement général de la société s’ajoute un phénomène important mais caché à la majorité des humains » : « Satan le Diable ».

Oui oui, vous avez bien lu : c’est lui qui « exerce une influence invisible et de plus en plus pernicieuse sur le monde. Pourquoi ? Parce qu’il a été expulsé du ciel et relégué au voisinage de la terre. ». Dès lors, il est – ça se comprend – très en colère, et « l’institution divine du mariage n’est qu’un des objets de sa colère malveillante ».

Arrivée à ce stade de ma lecture, moi, je me dis que la solution est toute simple, pour apaiser la colère de ce brave Satan le Diable : rendons-lui son ciel perdu et qu’on n’en parle plus. Mais ce n’est visiblement pas du tout comme ça que les Témoins de Jéhovah voient les choses, puisqu’en guise de remède, ils préconisent l’étude en couple de la Parole de Dieu, la fidélité sexuelle, la communication franche, libre et aimante, l’amabilité, l’humilité et enfin, l’effort pour cultiver les qualités spirituelles bibliques.

Et pour renforcer encore l’institution matrimoniale menacée par Satan le Diable, une deuxième brochure (datée du 15 janvier 2007 et intitulée « La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah ») est consacrée au thème de « L’homme et la femme : un rôle digne pour chacun ».

« Ah », me dis-je, « voilà quelque chose d’intéressant. C’est très bien, ça, la dignité de chacun, qu’il soit homme et femme. ».

J’ai dû déchanter, je l’avoue. Car toutes les abominations que l’on connaît aujourd’hui au sein du couple et de la famille naissent de ce que nous nous écartons de « ce que Dieu avait prévu pour l’homme et la femme ». Lesquels sont évidemment « faits l’un pour l’autre », à savoir, lui pour dominer, elle pour obéir. Ça, c’est Saint-Paul lui-même qui le dit, alors, total respect : « Je ne permets pas à la femme (…) de dominer sur l’homme, mais qu’elle soit dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ». Fichtre ! Que voilà un argument convainquant ! Secondes arrivées, les femmes ne doivent donc pas « entrer en contestation avec un homme ».

Pardon, Rachid Zegzaoui, Georges-Pierre Tonnelier, Thierry, Ahmad Nurani, Khalil Zeguendi et tous les autres, d’être sortie ici maintes fois du rôle qui m’avait été imparti par Dieu himself ! Je me jette à vos pieds et implore votre pardon miséricordieux, ainsi qu'aux Balace, Delpérée, Cannuyer, Laporte et autres Monette, à qui il m'est arrivé d'oser tenir tête, oubliant leur incontestable supériorité de mâles. Dorénavant, je ne me permettrai de contester que des idées émises par des femmes (merci de bien vouloir préciser votre sexe en publiant vos commentaires, ça me facilitera la tâche).

D’autant que « Dieu souhaite que l’homme exerce son autorité avec amour » et que « Dieu accorde aux femmes de merveilleux privilèges ». Un exemple : elles ont le droit d’ « entretenir des relations personnelles avec Jéhovah et [de] le prier individuellement ». De quoi se plaindraient-elles, dès lors ? Elles peuvent même, si elles le souhaitent, « enseigner dans le cadre des études bibliques à domicile ». Chic alors !

Allez, je vous laisse: il faut que j'aille poursuivre ma « courageuse action en faveur des femmes ». Qui, je le crains, devra prendre un tour sensiblement différent à l'avenir si je ne veux pas peiner l'expéditeur de ce passionnant courrier.

Pour le groupe de prière destiné à lutter efficacement contre Satan Le Diable tout en sauvegardant sa dignité de femme soumise, adresses-vous ici.

par Nadia Geerts publié dans : Laïcité - religions
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Vendredi 28 mars 2008

J’ai visionné le film du député néerlandais Geert Wilders. Une dénonciation de l’islamisme qui, hélas – mais pouvait-on espérer autre chose de la part de ce député populiste de droite ? – vire à la dénonciation pure et simple de l’islam, lorsqu’après nous avoir imposé la vision de ces fous d’Allah qui égorgent et pendent, commettent attentats et appels au meurtre, bref suintent la haine tout en se réclamant de l’islam, le film se clôture par une assimilation pure et simple de l’islam à ces abominations.

Comment comprendre autrement, en effet, le rappel de l’augmentation spectaculaire du nombre de musulmans aux Pays-Bas et en Europe, que comme un amalgame pratiqué entre islam d’une part et terrorisme, fanatisme et barbarie de l’autre ?

Aussi ne partagé-je pas totalement l’avis de Mohamed Sifaoui lorsqu’il écrit sur son blog qu’il soutient totalement le contenu de ce film bien que « le film de Geert Wilders occulte un aspect important. Il oublie sciemment de mentionner que les premières victimes de la barbarie islamistes sont musulmanes. Il oublie de souligner que nous ne sommes pas dans une guerre de civilisation mais dans une guerre qui oppose LA civilisation qui contient ceux qui se reconnaissent dans les valeurs universelles et les idées humanistes à la barbarie représentée par ces êtres infâmes, ces nazis des temps modernes, ces rebus des sociétés : je parle de tous les islamistes. Ce film entretient par ailleurs un mauvais amalgame lorsqu'il met à l'index l'ensemble des musulmans européens les présentant implicitement comme un danger potentiel. C'est certainement le côté populiste et le positionnement politique de son auteur qui le pousse à propager ces idées. ».

Cet oubli et cet amalgame constituent en effet pour moi plus qu’un péché véniel, dès lors qu’elles mettent en lumière les intentions réelles de l’auteur.

Ceci étant dit, j’ose espérer que ce film sera visionné par le plus grand nombre possible, y compris de musulmans, et qu’au lieu de nouveaux appels au meurtre, il déclenchera un sursaut de protestation salutaire des nombreux musulmans qui refusent d’être associés à cet islam-là. Au lieu de faire taire Wilders, je forme le vœu que ceux-là auront à cœur de faire entendre la voix des musulmans démocrates, et de refuser publiquement que pareils bourreaux sanguinaires osent encore jamais s’exprimer en leur nom.

Pour voir la vidéo de Fitna et lire le commentaire qu'en fait Mohamed Sifaoui: http://www.mohamed-sifaoui.com/article-18190326.html

par Nadia Geerts publié dans : Laïcité - religions
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Mercredi 26 mars 2008

Lettre ouverte à ces hommes qui minaudent : « Madame ou Mademoiselle ? »

 

Sans doute croyez-vous faire preuve d’une exquise politesse en nous questionnant, lorsque vous nous adressez la parole : « Madame ou Mademoiselle ? ». Et peut-être pensez-vous plus courtois encore de nous décerner d’autorité un « Mademoiselle » tout empreint de galanterie, un brin désuète mais tellement charmante, où fleure bon le compliment sous-entendu : vous paraissez si jeune encore…

Et probablement beaucoup d’entre nous vous répondent-elles alors, dissimulant tout aussi courtoisement une pointe d’agacement, en déclinant leur état civil : Madame ou Mademoiselle.

Ne vous est-il jamais venu à l’esprit, cependant, que la question, pour innocente qu’elle paraisse, a quelque chose de désagréablement intrusif ? En quoi, en effet, serions-nous contraintes de révéler notre statut matrimonial au premier inconnu qui passe ? En quoi l’information est-elle pertinente ? S’agit-il de savoir si nous sommes « libres » ou pas ? Outre que ce serait ignorer qu’il est certainement des dames très disponibles et des demoiselles qui le sont fort peu – sans même évoquer ce que cette disponibilité a priori a de curieux, dès lors qu’elle fait l’impasse sur votre (absence de) séduction potentielle à nos yeux –, il y a là une manière fort désobligeante, si l’on veut bien y réfléchir un peu, de nous réduire à notre « qualité » d’objet de convoitise.

Aucun d’entre vous, je pense, n’aurait le culot de demander d’emblée à une femme qu’il rencontre si elle est mariée ou non : cela paraîtrait à juste titre une indiscrétion frisant la goujaterie. Pourtant, vous ne faites rien d’autre en vous enquérant très civilement : « Madame ou Mademoiselle ? ».

Que penseriez-vous si les femmes se mettaient demain à vous questionner : « Monsieur ou Damoiseau ? » alors que vous avez 25, 35 ou 45 ans ? Sans doute trouveriez-vous la question incongrue : vous êtes un homme, qu’on vous appelle donc Monsieur !

Qu’attendez-vous alors pour abandonner ce « Mademoiselle » aussi obsolète que machiste, qui réduit une femme à son état civil ? Appelez-nous donc « Madame » dès lors que nous sommes manifestement sorties de l’adolescence, exactement comme nous renonçons au « jeune homme » !

Et vous, Mesdames – mariées ou non – qui trouvez flatteur d’être appelées « Mademoiselle » alors que vous avez atteint, voire dépassé depuis longtemps la trentaine, réfléchissez à ce que cette tradition a de foncièrement machiste, sous ses dehors galants. Et la prochaine fois qu’on vous interrogera : « Madame ou Mademoiselle ? », rétorquez en souriant : « Monsieur ou Damoiseau ? ».

 

par Nadia Geerts publié dans : Féminisme
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Samedi 15 mars 2008

Le Soir s’en faisait écho le 13 mars dernier : La commission consultative des femmes de Verviers veut faire interdire le port de burka et des voiles couvrant le visage. Motif : éviter les inégalités entre hommes et femmes.

Et devinez quoi ? Le président du MRAX, Radouane Bouhlal, s’y oppose. Bon, d’accord, le MRAX, c’est le Mouvement de lutte contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie, pas le Mouvement de lutte contre le sexisme. Mais enfin le MRAX a élargi son objet social à la lutte contre toute une série de discriminations (et – vous ne me croirez pas –, notamment la discrimination religieuse, vous savez, celle que commettent à tour de bras ces immondes islamophobes ?), et d’autre part la « perplexité » de Radouane Bouhlal prend tout son sel si l’on veut bien se rappeler qu’il y a près d’un an, le même Radouane s’opposait à l’interdiction du voile dans les écoles en suggérant qu’il s’agissait de racisme. Il disait alors : « Voyez comment les militants zélés de la laïcité philosophique abordent unilatéralement le foulard – infériorité de la femme, soumission de celle-ci, prosélytisme, activisme politique, etc. – et vous comprendrez que l’enquête de Vassilis Saroglou est au cœur du sujet quand elle parle de « racisme subtil ». »
Ne revenons pas sur l’évocation de la laïcité philosophique là où il s’agit en fait de laïcité politique, Radouane Bouhlal nous ayant habitués à des approximations sidérantes en matière de confusion entre l’espace public et l’espace privé (voir http://nadiageerts.over-blog.com/article-14265897.html).
En revanche, voilà qu’après avoir récusé l’interdiction du voile au nom de la lutte contre le racisme et l’extrême droite (« J’attire cependant notre attention collective sur le fait que le Vlaams Belang, parti flamand d’extrême droite, a applaudi des deux mains l’interdiction du foulard à Anvers. On ne lutte pas contre l’extrême droite quand on applique son programme ! http://nadiageerts.over-blog.com/article-10893778-6.html), Radouane Bouhlal prétend à présent que "L'interdiction de la burka pour combattre l'inégalité entre hommes et femmes, ce n'est pas le bon argument. Que va-t-on faire des entreprises qui ne rémunèrent pas les hommes et les femmes à la même hauteur? On va les interdire? Si on veut vraiment se battre pour l'égalité entre hommes et femmes, il y a d'autres priorités, notamment dans la fonction publique communale".
Avant d’ajouter que "Il faut interdire la burka pour les bons motifs. Si la justification de l'interdiction du port du voile était faite au nom de l'ordre public et de la sécurité, nous l'accepterions sans aucun problème. Une disposition de police prévoit en effet que toute personne doit pouvoir être identifiée, or la burka empêche cela. L'ordre public est un motif objectif que nous soutenons".
 
Tout cela est fort bien, sauf qu’il faudrait savoir. En effet, on ne peut pas à la fois déclarer qu’on ne peut jamais appliquer le programme de l’extrême droite (car je vous fiche mon billet que l’extrême droite est farouchement opposée au port de la burka en rue !) et préconiser l’interdiction de la burka pour « de bons motifs », lesquels sont précisément, à mon humble avis, ceux qu’avance (entre autres, évidemment) l’extrême droite.
Enfin, il me paraît totalement naïf de prétendre que la justification de l’égalité entre hommes et femmes est une mauvaise raison d’interdire le voile. Ou alors, qu’on me montre ces hommes drapés de noir (hiver comme été), leur champ de vision rétréci à une mince fente… A moins qu’on me démontre que le port de la burka ne suscite aucun problème à la femme qui le porte, que non seulement elle adore ça, mais que de surcroît ça ne lui pose aucun problème d’intégration socio-professionnelle.
 
Je voudrais pas être méchante, mais je parierais que si demain, des raisons d’ordre public et de sécurité étaient invoquées, Radouane Bouhlal brandirait un autre argument massue : celui de l’inacceptable stigmatisation d’une partie de la population. D’ailleurs, il l’annonce déjà lorsqu’il dit : "Cette interdiction de la burka donne l'impression qu'il y a un gros problème de burka à Verviers, alors que la burka est assez marginale dans la communauté musulmane belge".
 
Est-ce que finalement, ce ne serait pas plus simple si Radouane Bouhlal nous disait directement au nom de quoi on peut interdire à une femme de se balader transformée en sinistre et méconnaissable boîte-aux-lettres ? Hein ?
 
par Nadia Geerts publié dans : Société
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Ce blog se veut, entre autres choses,  un espace de libre critique des tentatives d'immixtions du religieux dans le champ du politique - de la res publica -, partant du principe que seule la laïcité de l'Etat permet la coexistence de diverses sensibilités philosophiques et religieuses, sans qu'aucune d'elles ne prétende écraser les autres. Ni religion d'Etat, ni athéisme d'Etat, mais la conviction que nos options religieuses et philosophiques sont affaire privée, au même titre que notre sexualité.
Comme fil conducteur, l'humanisme, qui récuse l'enfermement de qui que ce soit dans des catégories qu'il n'a pas choisies, au nom de sa sacro-sainte appartenance à la communauté, quelle qu'elle soit.

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