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Agenda

Le 6 mars 2013: conférence à Virton à 20h sur le thème "Lutter contre l'islamisme, est-ce faire le lit de l'extrême droite ?" A la salle « Nos Loisirs », rue Léon Colleaux à Saint-Mard (Virton). Participation aux frais : adultes : 3 euros ? étudiants : 1 euro. Renseignements: 063/57 93 55

Le 7 mars 2013: séance de signatures de "La neutralité n'est pas neutre !" à la Foire du Livre de Bruxelles, de 17 à 18h, sur le stand La Muette/Interforum.

Le 8 mars 2013 à 20h: Journée internationale des droits des femmes à Neupré. "Femmes des années 2000: Anne-Joëlle Philippart, Nadia Geerts et Natacha Kowalski". "La soirée sera colorée musicalement par le récital "Portraits de Femmes", kaléidoscope lyrique autour des grandes figures amoureuses et romantiques de l'Opéra et de la mélodie..."

Le 20 mars 2013 à 19h : Conférence-débat "L'égalité hommes-femmes au regard de la laïcité de l'Etat", organisée par les Femmes MR de Schaerbeek. Intervenants: Nadia Geerts, (auteure, initiatrice du R.A.P.P.E.L, professeur de philosophie); Viviane Teitelbaum (auteure, députée MR, Présidente du Conseil des Femmes, licenciée en journalisme et relations internationales); Georges Verzin (chef de groupe MR au conseil communal de Schaerbeek, licencié en sciences politiques, diplomatiques et financières, également actif au sein du R.AP.P.E.L.).  Au Centre culturel de Schaerbeek, rue de Locht 91-93 à 1030 Schaerbeek.

Le 23 mars 2013 à 11h30, conférence et vin philo sur le thème "Liberté et transgression", dans le cadre du Festival Philo Escales à la Ferme du Biéreau, Louvain-la-Neuve. Plus d'infos sur http://www.escales.be/LIBERTE-ET-TRANSGRESSION-par-Nadia-Geerts-Conference-Vin-philo_a74.html

Texte Libre

Dimanche 29 juillet 2007 7 29 /07 /Juil /2007 11:05

Je suis loin d’être une fan d’Yves Leterme. Mais tout de même, le concert de protestations francophones indignées qui suit chacune de ses déclarations-provocations me laisse songeuse. Car enfin, sommes-nous tellement cohérents, nous les francophones, face à des Flamands qui revendiquent plus d’autonomie pour la Flandre, voire son indépendance ? Nous nous étranglons d’indignation, poussons des cris d’orfraie, protestons de la solidarité nationale à préserver et de l’unité du pays à maintenir, fustigeons l’égoïsme et le nationalisme d’une Flandre qui a oublié qu’il fut un temps où les transferts d’argent se faisaient du Sud vers le Nord, et après ?

Régulièrement, la presse francophone publie des lettres de lecteurs qui ne comprennent pas pourquoi on leur impose l’apprentissage du néerlandais. Pour ceux-là, il serait bien plus intéressant d’apprendre l’anglais, ou l’espagnol, ou le chinois, bref n’importe quelle langue à vocation internationale que le néerlandais, qu’ils s’accordent d’ailleurs généralement à trouver « moche ».
À l’école, c’est pareil. Il faut chercher pour trouver un élève de l’enseignement secondaire qui aime le néerlandais, et plus encore pour en trouver un qui ose le dire. Alors que beaucoup attendent impatiemment leurs premiers cours d’anglais (ceux qui leur permettront de comprendre que les textes de la plupart des chansons qu’ils écoutent sont pitoyablement débiles), ils subissent trop souvent les cours de néerlandais comme un pensum, une langue qu’il faut apprendre, certes, mais à laquelle ils ne trouvent aucun charme. Quant à la culture flamande, les jeunes semblent souvent en avoir à peu près la même vision que ce monsieur qui m’affirma un jour sans rire que si un Flamand, apprenant le français, s’enrichissait, un francophone en revanche ne s’enrichirait nullement de l’apprentissage du néerlandais…
Comment, dans ces conditions, un Flamand pourrait-il sans rire nous entendre défendre l’unité du pays ? N’est-il pas cocasse que ce soient justement ceux qui s’accrochent le plus aux lambeaux de cette fameuse Belgique « de papa » qui maîtrisent le moins, et surtout le moins volontiers, la langue et la culture de l’autre ?
Le monsieur dont je parlais tout à l’heure avait au moins le mérite de la cohérence, puisqu’il préconisait le rattachement de la Wallonie à la France. On peut certes regretter que cette idée, en soi défendable, s’accompagne d’un tel mépris pour la culture flamande, mais soit.
Ne serait-il pas grand temps que nous, francophones, extirpions de nos esprits cette arrogance qui pousse certains d’entre nous à considérer « Flamand » comme une insulte ? Qu’ensuite ou conjointement, nous passions d’un attachement sentimental et défensif à la Belgique à une réflexion proactive sur ce que nous voulons vraiment, et ce que nous sommes prêts à faire pour cela ?
Vivre ensemble, cela exige de connaître et de respecter l’autre. Sommes-nous prêts à le faire ? Et sinon, au nom de quoi pourrions-nous exiger des Flamands qu’ils poursuivent avec nous l’aventure ? Et surtout, pourquoi tenons-nous tellement à rester unis ?
Aujourd’hui encore, trop souvent, « si on ose aux jeunes femmes un chant flamand, elles s’envolent en rêvant aux oiseaux rose et blanc » (Brel, Les F…). Et je ne parle pas du Vlaamse Leeuw…
Par Nadia Geerts - Publié dans : Société
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Commentaires

Je suis heureux de voir que vous êtes revenue de vacances, Mme Geerts : j'espère qu'elles se sont bien déroulées.

En ce qui concerne le néerlandais, je dois vous avouer avoir partagé le sentiment de la plupart des francophones, lorsque j'étais au lycée : les cours de néerlandais à répétition ont été pour moi une forte motivation pour m'inscrire au FDF, dont j'avais été élu membre du Bureau politique des Jeunes.

Par la suite, le contact avec la population immigrée à Bruxelles m'a dégoûté des dirigeants du FDF et poussé dans les bras du Front National; il m'a aussi incité à m'intéresser au Vlaams Blok. C'est de là que j'ai commencé à mieux apprécier la langue néerlandaise : je souhaitais comprendre les textes du VB, les discours de ses élus.

Ensuite, avec le Front National, j'ai travaillé à la Chambre des Représentants et j'ai eu, là aussi, un contact avec les néerlandophones, de tous partis, qui m'a permis de mieux percevoir l'utilité de cette langue pour communiquer avec eux.

Il faut dire que le néerlandais utile pour communiquer avec des Flamands n'est pas du tout celui que l'on enseigne à l'école : l'enseignement scolaire est plus fait pour dégoûter les francophones qu'autre chose. Si l'on enseignait mieux cette langue, je pense que les francophones seraient moins réticents à l'apprendre.

Enfin, maintenant, lors de mes études de droit, j'ai besoin du néerlandais, juridique cette fois-ci....

Tout cela est le résultat d'un parcours personnel et je peux tout à fait comprendre que la plupart des francophones en restent à un rejet naturel suite aux mauvaises méthodes d'enseignement à l'école.

Cela dit, je suis d'accord que le néerlandais n'est pas une très belle langue : comme langue germanique, l'allemand est pour cela beaucoup plus beau (le néerlandais étant de toute façon du sous-allemand).
Commentaire n°1 posté par Georges-Pierre TONNELIER le 29/07/2007 à 11h29
Nadia,
je lis avec grand intérêt votre message intitulé "les oiseaux rose et blancs"
Si je suis à 99 % d'accord avec vos idées, ces dernières feront partie du 1 % que je ne peux suivre, enfin pas entièrement.
En effet, je n'ai pas de problème avec le respect dû à nos amis flamands : c'est une évidence, mais votre position sur l'apprentissage de la langue flamande est très bruxelloise.
Si j'admets volontiers la nécessité pour un, disons, un chauffagiste installé à Bruxelles de parler les 2 langues, je ne la vois pour un coiffeur de Namur ...
Soutenir que tout francophone, où qu'il habite, devrait apprendre le flamand est une ineptie : on n'apprend pas une langue, ce qui demande beaucoup d'efforts et de temps d'études si utile à autre chose, par pure courtoisie ...sauf, si on vit, bien entendu, entouré de Flamands.
Je suis persuadé que le Wallon d'Arlon a beaucoup à gagner (et donc la Wallonie en général) en parlant l'allemand que le flamand.
Ne généralisons pas, svp, Bruxelles n'est pas toute la francophonie.
Pour le reste de votre message que j'ai lu avec grand intérêt, comme tout ce que vous écrivez, je n'ai pas de problème;
bonne journée.  
Commentaire n°2 posté par GENTY le 29/07/2007 à 11h36
Certes, je suis bruxelloise et mon point de vue s'en ressent certainement. Mais il me semble de toutes façons normal de connaître la langue (ou même les langues, puisque l'allemand est la troisième langue nationale, que ceci dit je baragouine à peine...) de l'autre communauté du pays, et surtout anormal, que l'on soit wallon ou bruxellois, de s'indigner des velléités autonomistes des Flamands (ou plutôt de certains d'entre eux) si l'on n'est pas soi-même prêt à (ou capable de) parler leur langue avec eux.
Pour un wallon, que ce soit dans une perspective belge ou dans une perspective de séparation, les Flamands seront toujours des voisins. Au même titre, certes dans ce cas, que les Allemands, les Luxembourgeois ou les Français.
Réponse de Nadia Geerts le 29/07/2007 à 11h52

Bonsoir Nadia Geerts et bien(re)venue chez vous parmi nous,

 

Une fois n'est pas coutume, je suis en partie en phase avec vous, surtout lorsque vous dites «vivre ensemble, cela exige de connaître (et de respecter) (reconnaître) l’autre. Sommes-nous prêts à le faire ?»

 

Pour autant faut-il nécessairement aimer et parler votre langue, manger de votre nourriture, se plier à vos us et coutumes, adorer vos fans, singer vos rites et vos gestes ?

 

Il n'est pas question de respecter ceux et celles qui ne me respectent pas, ceux et celles que je ne parviens même pas à tolérer ! Connaître, ok ! Reconnaître, ok ! Mais je me permets, dans un pays libre, "démocratique" tel que le nôtre, de suivre mes goûts, mes passions, mes croyances et en aucun cas, je ne m'autoriserai à exiger de vous  de vous (ni à qui que ce soit d’autre) y soumettre !

 

Ceci dit, je pense que les élus de notre Etat fédéral, de nos régions, de nos communes devraient, pour le moins, pouvoir s'exprimer et servir dans les deux langues, pour ce qui est de l'allemand, on s'en passera (la langue n’est usitée que par une petite minorité, plus petite encore que la minorité arabophone, par exemple !).

 

Beaucoup trop de nos élus, surtout ceux de la dépouillée Wallonie, ne parlent que la langage de la corruption même lorsqu'ils sont semi-analphabètes !   


Commentaire n°3 posté par Rachid Z le 29/07/2007 à 20h29
Cela dit, en parlant de Jacques Brel, j'aime bien aussi "Bruxelles" : cette chanson décrit le Bruxelles d'antan, du temps où Bruxelles était encore... bruxelloise ! Aujourd'hui, Bruxelles est marocaine, turque, congolaise, mais plus tellement... belge !
Commentaire n°4 posté par Georges-Pierre TONNELIER le 29/07/2007 à 22h36

On retrouve bien vite Rachid Z et GP Tonnelier tels qu'en eux mêmes,  même quand je m'éloigne des sujets qui fâchent ...

Réponse de Nadia Geerts le 30/07/2007 à 09h57
Petite remarque pédagogique à l'intention de Mme Geerts : dans « les oiseaux rose et blanc » (sic), « rose » et « blanc » sont des adjectifs qualificatifs qui s’accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils se rapportent, soit dans le cas d'espèce « oiseaux » : cela donne donc à la fois dans le titre de l'article mais également dans le dernier paragraphe : « les oiseaux roses et blancs »…

De plus, dans
« qu’ils s’accordent s’ailleurs généralement à trouver « moche » », il y a une petite faute de frappe : c'est « d'ailleurs » et non « s'ailleurs »...
Commentaire n°5 posté par Georges-Pierre TONNELIER le 30/07/2007 à 13h11

Merci, j'ai corrigé le "s'ailleurs". Quant aux oiseaux, j'ai hésité. Mais il me semblait qu'écrire "oiseaux roses et blancs" donnait l'impression qu'il y avait des oiseaux roses et des oiseaux blancs... C'est la raison pour laquelle j'ai finalement, en toute connaissance de cause, décidé de ne pas accorder ces deux adjectifs. Si un romaniste, un linguiste ou autre grammairien passe par là, son avis sur la question m'intéresse...

Réponse de Nadia Geerts le 30/07/2007 à 13h31
J'en connais une, on dit, parfois, qu'elle est pourtant romaniste, vous la connaissez aussi d'ailleurs, il s'agit de F.Hariche, votre si brillante échevine de l'instruction public. 
Est-elle fan de vos billets, Nadia Geerts ?
Commentaire n°6 posté par Rachid Z le 30/07/2007 à 13h44

Où voulez-vous en venir, Rachid Z. ? 
Oh, avant que Tonnelier ne vous corrige: on écrit instruction "publique" et pas "public" car "public" est un adjectif qui s'accorde, comme tous les adjectifs, en genre et en nombre avec le sujet auquel il se rapporte.

Réponse de Nadia Geerts le 30/07/2007 à 15h17
Souvent, Nadia Geerts, ce qui attire et donc, en tous cas pour moi, souvent, ce qui fait le "charme" de l'existence, ce sont nos imperfections, nos accents exotiques, nos mots mal orthographiés, nos inconformismes, nos idées, parfois,radicalement opposées, nos particularismes, nos singularités, nos goûts, nos différences...!!!

Non, pour ce qui est de Hariche, l'échevine de l'instruction publi"que", romaniste de formation, je pense à elle depuis un certain moment..., et je me disais (sachant que cette romaniste ne vous est pas étrangère!) que vous pourriez nous en prendre davantage sur les nombreuses autres qualités qui caractérisent cette si riche personne. 

Pouvez-vous, Nadia Geerts ?

Commentaire n°7 posté par Rachid Z le 30/07/2007 à 16h22
Non, et même si je le pouvais, je ne le ferais pas. Déontologie oblige. Si vous voulez en apprendre plus sur elle, pourquoi ne pas demander à la rencontrer ?
Réponse de Nadia Geerts le 30/07/2007 à 16h40
 
Pour moi ce qu' Yves Leterme a voulu dénoncer à travers sa drôlerie, c'est cette obsession des politiciens francophones à tout vouloir faire comme la France... et suivre aveuglement les choix & actions de cette dernière. D'ailleurs, la nullité de la délégation belge lors du dernier conseil européen va donner un sacré coup à l'unité du pays.
Commentaire n°8 posté par F.Z. le 30/07/2007 à 16h46
Ce pays est fatigant. Et franchement artificiel. Si les Flamands se sentent plus Flamands que Belges c'est leur droit. Et c'est la réalité de toute façon. Qu'ils prennent en main leur destin, je le leur souhaite heureux. Nous nous respecterons et apprécierons d'autant plus après une séparation à l'amiable que dans une cohabitation forcée.

Si ça se trouve, un peu comme les anciens amants, la séparation sera l'occasion de remettre le couvert de temps en temps, et cette fois basé sur un désir réciproque :p

Je me vois bien habiter un Bruxelles cité-état à statut international...

PS : à GP Tonnelier : je trouve que Bruxelles est d'autant plus bruxelloise qu'elle est bigarée, un peu comme New-York. C'est ma ville, c'est pour ça que j'y suis attaché. Une petite Babel.
Commentaire n°9 posté par Remy Velazquez le 30/07/2007 à 17h01
Je suis globalement d'accord avec vous. Je trouve en effet incompréhensible que les visées autonomistes flamandes soient stigmatisées, parfois au même titre que le fascisme. Après tout, la Belgique n'est-elle pas le résultat d'autres visées indépendantistes ?
Personnellement, comme j'ai déjà eu souvent l'occasion de le dire (en particulier en tant que présidente du Cercle républicain), je suis Bruxelloise et, peut-être pour cette raison, je me sens très "zinneke", ni flamande ni wallonne, bruxelloise donc au carrefour de deux cultures et de deux langues. Je ne souhaite donc pas la partition de la Belgique, mais en même temps j'estime que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est quelques chose d'essentiel, et que donc, si la majorité de la population souhaite cette partition, il sera de mon devoir d'accepter cette évolution. Qu'adviendra-t-il alors de Bruxelles, c'est évidemment LA question.
Je vous rejoins également dans votre réponse à Mr Tonnelier. Je n'éprouve aucune nostalgie envers un Bruxelles d'antan, plus "ethniquement pur" (!), moins métissé. Le métissage me plaît, et c'est justement pour ça que je lutte contre le communautarisme, qui conduit à l'enfermement des communautés sur elles-mêmes plutôt qu'à leur brassage.
Réponse de Nadia Geerts le 30/07/2007 à 17h14

Merci Nadia Geerts, je comprends.

En fait, je n'ai aucune envie de la rencontrer, juste envie d'en savoir davantage sur ses qualités et les effets, bénéfiques certainement, des options politiques adoptées par F.Hariche, entre autre, sur les enseignants et les élèves qui peuplent et animent un de nos plus importants réseaux d'enseignement public.

Mais, rassurez-moi, Nadia Geerts, ma curiosité n'est pas si indécente, n'est-ce pas?

Commentaire n°10 posté par Rachid Z le 30/07/2007 à 17h06
Vous savez, Rachid Zegzaoui, je ne pense pas que Faouzia Hariche ait radicalement changé la manière donc s'organise l'enseignement de la Ville de Bruxelles. Depuis 16 ans maintenant que j'y travaille, les options pédagogiques me semblent être restées en gros les mêmes, sauf bien sûr lorsque des directives nous ont été imposées par Marie Arena ou ses prédécesseurs. 
Sans doute peut-on certainement créditer Mme Hariche (ou au contraire lui reprocher, c'est selon) d'avoir maintenu le cap quant à ce qui fait la spécificité de l'enseignement de la Ville de Bruxelles, notamment son maintien de l'enseignement traditionnel.
Mais vous avez peut-être une autre idée sur la question ?
Réponse de Nadia Geerts le 30/07/2007 à 17h22
"zinneke", dites-vous !? A Bruxelles, pourtant, la plupart de nos politiques, aussi bien flamands que francophones, sont, sur les listes électorales de nos démocratiques formations politiques, essentiellement sélectionnés pour leur "qualité" d'appartenir à une tribu particulière, à une communauté (religieuse ou autre) particulière,... C'est du moins ce que prétend, entre autre, un de nos  "zinneke" bourgmestres !!!
Commentaire n°11 posté par Rachid Z le 30/07/2007 à 17h36
Je ne vois pas, à nouveau, où vous voulez en venir en disant cela. En quoi cela constitue-t-il un contre-argument à ce que j'écrivais, et qui ne concernait que moi (qui ne suis pas une "politique") ?
Réponse de Nadia Geerts le 30/07/2007 à 18h44
"l'enseignement traditionnel" : Ah, encore ces "traditions" qui "nous enferment", qui "limitent" nos "libertés" (des slogans qui ne vous sont pas étrangers)!

l'Ecole pour moi, Nadia Geerts, c'est le lieux où apprendre signifie s'interroger, formuler ses questions, critiquer les raisonnements, même les siens. L'école est un lieu où doit règner la liberté d'esprit où l'on construit son intelligence,... 

Permettez-moi de rêver Nadia Geerts.
Commentaire n°12 posté par Rachid Z le 30/07/2007 à 17h56
Je me demande parfois si vous savez de quoi vous parlez. Avez-vous lu le projet éducatif de la Ville de Bruxelles ? Si non, je vous invite à le faire sur http://www.brunette.brucity.be/cf/INFpeduF.cfm. Il me semble parfaitement en accord avec les valeurs que vous dites défendre.
Et en quoi l'enseignement "traditionnel" serait-il plus enfermant, plus liberticide que le rénové, qui a d'ailleurs fait la preuve de ses limites ? Un enseignement traditionnel, c'est tout simplement un enseignement où subsistent les options classiques d'antan: latin-sciences, latin-math, sciences humaines, latin-grec, scientifiques A et B, sciences économiques, etc. Ceci évidemment pour ne parler que de l'enseignement général, l'enseignement technique, professionnel et artistique offrant évidemment d'autres types de formations.
Dernière chose, liée à votre allusion aux traditions qui enferment: intituler une conférence-débat "Ces traditions qui nous enferment", ne signifie absolument pas que toutes les traditions nous enferment, mais simplement qu'il en est parmi elles qui, de fait, enferment. Tout dépend du poids de ces traditions et de la liberté qui est donnée à chacun de s'en distancer.
Réponse de Nadia Geerts le 30/07/2007 à 18h42
Pensez-vous réellement que garantir un enseignement public de qualité, en phase avec son époque et le public, neutre, indépendant des clivages politiques, soit la préoccupation des responsables politiques de la Ville de Bruxelles ou de celle de leur D.G. qui cumule cette fonction avec celle de secrétaire communal?

Les moeurs, les traditions politiques semblent nous enfermer dans un système que les enseignants cautionnent parce qu'ils y trouvent leur compte. Il n'en est pas de même pour les élèves, et parents d'élèves, principaux concernés.  
Commentaire n°13 posté par Rachid Z le 30/07/2007 à 19h09
Rachid Z, pourriez-vous avoir l'amabilité de revenir au sujet de départ ? Je crains que les autres visiteurs de ce blog ne comprennent pas bien pourquoi, partant d'Yves Leterme et du rapport de certains francophones à la langue et à la cuture flamande, on en vient à parler de Faouzia Hariche, de l'enseignement de la Ville de Bruxelles, etc. Quant à compter sur moi pour vous éclairer sur le pouvoir organisateur pour lequel je travaille, c'est oublier que je ne suis qu'une petite enseignante, très loin des instances dirigeantes. Tout ce que je peux dire, c'est que personnellement, je trouve cet enseignement globalement de qualité, mais aussi que je me reconnaîs dans son projet éducatif, qui met en avant les valeurs que vous dites défendre.
On clot le sujet et on revient à nos moutons ?
Réponse de Nadia Geerts le 30/07/2007 à 19h29
Ok, Nadia Geerts.

Mon néerlandais laisse à désirer  mais si l'union et donc la force de la Belgique en dépend, je veux bien faire l'effort de mieux maîtriser cette langue, ça me permettra, en outre, de rugir comme nos concitoyens flamands.
Commentaire n°14 posté par Rachid Z le 30/07/2007 à 19h43
Bonsoir Nadia,

Je ne pense pas que ce soit le rénové qui ait fait la preuve de ses limites mais bien le système de formation des maîtres et de financement de notre enseignement. Le rénové sollicitait peut-être un peu trop les professeurs qui étaient loins d'y être tous préparés.

Cordialement,

Philippe
Commentaire n°15 posté par Philippe Schwarzenberger le 30/07/2007 à 22h49
Oui, en fait, je pense que le rénové demandait surtout des moyens financiers trop importants. J'ai l'impression qu'aujourd'hui, l'offre des établissements d'enseignement rénové ne diffère plus tellement, en termes de choix d'options, de celle de l'enseignement traditionnel. Je ne voulais pas critiquer le rénové en tant que tel.
Réponse de Nadia Geerts le 31/07/2007 à 00h05

Bonjour, et bon retour dans une certaine réalité.

Ce que beaucoup n'ont toujours pas compris en Wallonie et à Bruxelles, c'est qu'il y a une impossibilité d'existence entre une nation belge et une nation flamande.
La nouvelle génération d'élites flamandes a clairement opté pour cette dernière. C'est leur droit le plus strict. 

Les nouveaux extrémistes sont plutôt ceux qui veulent continuer l'expérience belge envers et contre tout. Ils n’ont toujours pas intégré le fait que, dans notre régime de partis, ceux-ci (traditionnels et donc francophones surtout !) se confondant avec lui attirent ainsi, comme des paratonnerres, la foudre qu’ils craignent. Depuis 1945, leur positions conservatrices a mené la Belgie-que à son évaporation progressive. 

Il est intéressant également de constater que c’est parmi les plus farouches défenseurs de la Belgique (belgicistes ?) qu’on trouve les plus acharnés défenseurs du bilinguisme généralisé (solution à tous les problèmes) tout en étant eux-mêmes (et l’avouant) incapables de prononcer un mot en flamand. Comprenne qui pourra. 

Je suis également partisan de la réunion de la Wallonie à la France et comme beaucoup d’entre nous, nous n’éprouvons pas du tout d’aversion pour les Flamands qui seront demain des voisins comme les autres.
Je ne partage donc absolument pas les propos de ce monsieur qui « vous affirma un jour sans rire que si un Flamand, apprenant le français, s’enrichissait, un francophone en revanche ne s’enrichirait nullement de l’apprentissage du néerlandais… ». 

Mais il y a des cons partout.
Commentaire n°16 posté par Claude thayse le 31/07/2007 à 11h33
Concernant le sujet de départ, je suis mitigée, en partie ok, en partie inquiète, mais après tout ces inquiétudes sont sur le plan politique, une sorte de projection de mes inquiétudes personnelles. Enfin, de toute façon, je vois se profiler cette fameuse orange bleue avec quelque inquiétude, parce que si je m'appuie sur l'histoire des législatures de cette couleur franchement cvp-vu-libérale, je ne me sens pas particulièrement d'affinités avec elles (ou elle). (= zéro affinité).

Pour la mixité de Bruxelles, mais c'est une évidence ! Une ville est par définition métissée, car son expansion urbanistique résulte d'une expansion de population. Et de population laborieuse. Les vagues d'immigration d'hier (ouvriers agricoles itinérants, payés à la journée, originaires d'un peu partout en Belgique), résultant de la révolution industrielle correspondent aux vagues d'immigration plus récentes, (avec des familles venant de plus loin), et les résistances furent les mêmes (voir l'histoire du mouvement et du logement ouvrier), que d'autres résistances plus actuelles.

Vivre le rénové dans une école pilote (j'ai eu cette chance), était assez extraordinaire. Je pense que nos professeurs auraient tout autant tiré parti des structures du traditionnel bien qu'il y ait eu des options tout à fait particulières (ex. En détermination, soit seconde et rhéto, la possibilité de faire 7h de français/semaine, 3h d'histoire, 4h de latin, 5h de math et du grec en élève libre). Des classes avec peu d'élèves, (parfois entre 5 et 10), et là, je ne sais pas si ce serait possible actuellement. Dommage...
Commentaire n°17 posté par Pivoine le 31/07/2007 à 12h07
On sait depuis longtemps que la Belgique aurait probablement éclaté, pacifiquement, comme la Tchécoslovaquie en 1993, s'il n'y avait pas Bruxelles, qui est à la fois le problème et le lien entre les deux communautés (bien plus que la monarchie ;o)). Je ne verrais aucune objection à ce que la Flandre prenne son indépendance, mais je suis sûr que la question des frontières de Bruxelles serait la pierre d'achoppement. Il y a de 100.000 à 200.000 francophones en périphérie et peut-être 100.000 néerlandophones à Bruxelles.
Commentaire n°18 posté par Jean le 31/07/2007 à 15h38
En fait, comme le fait si bien remarquer Jean: la démocratie, ce n'est qu'une question d'ordre mathématique à des géométries variables ! Nous sommes si peu de choses, n'est-ce pas ? Certainement pas une unité, simplement d'inconsidérés "zinneke", comme dirait Nadia Geerts ! Et puisque la monarchie n'est plus trop dans le mouv, on fait parader, palabrer ces "zinneke"! 

Moi, bruxellois, je ne comprends pas qu'on puisse cautionner dans  l'absurde frontisme qu'incarne un  FDF mainguiste !!!

Vive les belges, noirs, jaunes, rouges, verts, mauves, blancs, pas les plus blancs que blanc, je ne les aime pas, pas du tout !!!
Commentaire n°19 posté par Rachid Z le 31/07/2007 à 21h16
Je ne pense pas que la démocratie ne soit qu'une question d'arithmétique. Certains dictateurs ont été portés au pouvoir par le peuple, sont-ils pour autant démocratiques ? Selon moi, non. La démocratie, c'est aussi des valeurs, celles de la déclaration universelle des droits de l'homme. Sinon, une majorité pourra toujours opprimer une minorité, et ce sera démocratique ?
Réponse de Nadia Geerts le 31/07/2007 à 21h39

Je suis heureux que M. Thayse nous rejoigne, voilà un avis encore différent qui enrichit le débat, surtout celui sur l'avenir de la Belgique.

Il me semble clair que c'est aux peuples composant la Belgique à décider de leur avenir. Personne ne peut obliger le peuple flamand à rester dans l'Etat belge s'il ne le souhaite plus.

Le plus sain serait d'organiser un référendum sur la question.

Il ne me semble pas non plus que la Wallonie soit capable de former un Etat indépendant, comme la Flandre le pourrait. Et encore, celle-ci s'associerait sans doute avec les Pays-Bas.

Je pense donc qu’en cas d’indépendance de la Flandre, l’avenir de la Wallonie se situe vers la France et l’Europe. Il n’est pas indispensable de purement et simplement rattacher la Wallonie à la France et d’en faire la 23ème région de l’Hexagone : une association pourrait être envisagée, avec la Justice, la Police, la Défense en commun avec l’Etat français, tout en gardant une autonomie, avec un Parlement indépendant. Tout est possible pour concilier l’Histoire de la Wallonie, relativement autonome et représentant la moitié de la Belgique, avec son rapprochement avec un grand Etat comme la France, où elle ne représenterait plus grand-chose. Les Wallons ont l’habitude d’être proches de leur capitale : les faire dépendre directement de Paris me semble difficilement acceptable pour eux.

La Flandre n’acceptera jamais le rattachement de Bruxelles à la France. Il faudrait de toute façon y imaginer un régime bilingue, vu la minorité flamande et l’Histoire de cette ville. Elle devrait donc être en partie autonome, avec une association avec la France et la Flandre pour l’enseignement par exemple.

Cela dit, comme dans tout mariage, essayons de le faire vivre et ne renonçons pas tout de suite à la Belgique. Voyons ce que nous pouvons encore faire ensemble.

En ce qui concerne la question de l’orthographe des « oiseaux roses et blancs », ne vous vexez pas, Mme Geerts : je n’avais pas l’intention de vous humilier en public en vous signalant cette erreur mais bien d’ouvrir le débat à ce sujet. Cela dit, une bonne orthographe est nécessaire pour bien se faire comprendre : les gens qui écrivent de manière phonétique en arrivent à ce qu’on ne les comprenne pas correctement.

Un exemple : l’accord du participe passé renseigne sur le sexe du sujet : « je suis arrivé » (pour un homme) et « je suis arrivée » (pour une femme). C’est le seul moyen de connaître le sexe du sujet. De même, « mangé », « mangez » et « manger » ont des significations bien différentes.

Tiens, pour l’anecdote, j’ai taillé une bavette avec Anne Delvaux, tout à l’heure au Parlement. Nous étions restés tard tous les deux pour travailler et étions seuls dans cette aile de la Maison des Parlementaires. Elle a l’air très sympa et est encore plus belle en vrai qu’à la télévision…

Commentaire n°20 posté par Georges-Pierre TONNELIER le 31/07/2007 à 21h49
Je n'ai pas été le moins du monde vexée; j'ai simplement tenu à expliquer le pourquoi du choix (peut-être erroné) que j'avais fait. Pour le reste, je suis très consciente de l'importance de l'orthographe.
Réponse de Nadia Geerts le 31/07/2007 à 22h56
Entre « gaffeur » hors pair, railleur indéfendable et ministrable ignorant et menaçant, choisissons « Leterme » approprié?


Ce samedi, la gaffe du probable futur Premier ministre a de quoi choquer tous les Belges, qu?ils soient du nord ou du sud.

Alors que nos braves instituteurs posent fréquemment cette question à tous les jeunes écoliers qui désirent obtenir le certificat d?études de base, ne pas savoir que notre pays commémore le 21 juillet de chaque année la prestation de serment de Léopold Ier est chose surprenante dans le chef de Monsieur Leterme. Celui-ci occupe pourtant le devant de la scène politique belge et se prépare, sans doute, à nous représenter dans le monde entier.

Ignorer est une chose, menacer en est une autre.
Monsieur Leterme a ainsi déclaré :
« Je ne veux pas réagir à ces bêtises. Je m?occupe de choses bien plus importantes. Je pense qu?ils veulent me faire du tort. Celui qui veut me faire du tort en subira les conséquences tôt ou tard. » (Déclaration d?Yves Leterme sur VTM)
Tout d?abord, qui est ce « ils » ? Le terme est ambigu, non ? Je vous l?accorde : LETERME est ambigu ! Joue-t-il, encore une fois, de son cynisme pour nous transmettre un message ?
Ce « ils » désigne-t-il les francophones ? Les journalistes ? Ou tous ceux qui ont compris que les « capacités intellectuelles » déclarées défaillantes des uns trouvaient de quoi rivaliser dans l?ignorance et les menaces ?
Ensuite, tout le monde peut comprendre qu?après pareille bévue, si elle n?est mûrement préparée, on se morde les doigts et l?on soit en colère? contre soi-même ! Cela étant, y a-t-il chose plus importante que l?hymne national, le symbole même au travers duquel un pays se reconnaît et fonde son identité ? A l?heure de ressortir le dossier BHV, est-il illusoire d?avoir en tête notre « invincible unité », est-il chimérique de défendre un fédéralisme d?union que le monde entier nous envie ? Oui, Monsieur Leterme, vous avez sans doute mieux à faire et ce n?est certes pas un coup de fil pendant un Te Deum qui changera la face du monde.

Sur les marches du parvis de la cathédrale Saints Michel et Gudule, le journaliste ertébéen Christophe Deborsu aura eu vite fait, selon certains, de crucifier le diabolique Yves Leterme. Il n?inquiète pas seulement les francophones, comme le déclare la presse. Il doit troubler aussi les Belges, non pas les nostalgiques, les royalistes ou les patriotiques, mais tous ceux qui se souviennent encore qu?il n?y a pas si longtemps une génération entière a versé son sang, a offert ses bras, a offert son c?ur, a juré que notre Patrie vivrait. Gageons que Monsieur Leterme prenne conscience de l?« invincible unité » d?un pays qu?il représentera peut-être un jour et redise, sinon en français, à tout le moins en néerlandais si le sens et surtout la valeur de ces paroles lui échappent :
« O dierbaar België, o heilig land der vaad'ren,
Onze ziel en ons hart zijn U gewijd,
Aanvaard ons kracht en het bloed van ons aad'ren,
Wees ons doel in arbeid en in strijd,
Bloei, o land, in eendracht niet te breken,
Wees immer u zelf, en ongeknecht,
Het woord getrouw dat g' onbevreesd moogt spreken.
Voor Vorst, voor Vrijheid en voor Recht. »

La question qui est aujourd?hui sur toutes les lèvres, après le choix des urnes, n?est-elle pas la suivante : « Leterme » échoit bientôt ou Leterme a-t-il déjà chu ?

L.C. de Noville-les-Bois
Commentaire n°21 posté par Luc le 31/07/2007 à 22h58
"le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"


c'est pour rire, j'espère. Que fais-tu des décennies de propagandes nationaliste, de propagande antiflamande, antiwallone... alleï, revenez à un peu de lucidité, les gars. Comment pouvez vous vous faire berner de la sorte ? En effet, qu'est ce que cela changerait, le tissus économique, comme l'on dit est une réalité, l'état est un consensus, oserais-je dire psychologique, ou psycho-social, l'état n'existe pas ou, plus existement, il n'existe qu'à partir du moment où une majorité agrée de le faire exister. Alors, état belge, flamand, et les rigolos de rattachistes, tout aussi bien aux pays bas qu'à la france - non mais franchement, vous vous voyez vraiment sous sarkozy pour dix ans ? - ah ! rigolos !
Commentaire n°22 posté par pierre duys le 01/08/2007 à 16h49
Entre un Sarko et un Leterme, mon choix est fait : le chrétien lion des fandres !
Commentaire n°23 posté par Rachid Z le 02/08/2007 à 13h24
Tout a fait d'accord avec votre point de vue. Se rappellera-t-on que 98% des chômeurs Bruxelles sont des unilingues francophones? J'ai publié sur mon blog un post concernant Leterme allant dans le même sens que vous. Je rejoins également le commentaire de Remy Velazquez (salut Remy!) sur l'intérêt d'une Bruxelles bigarée à l'image de New York. Et pourquoi pas avec l'anglais comme troisième langue officielle ?...
Commentaire n°24 posté par Jean-Yves le 03/08/2007 à 20h45
pardon de cet apparté, mais vu la qualité des gens qui passent ici, je m'en voudrais de ne pas partager cette information, certes déplacée sous cet article mais, alleï, soyons fous, que diantre !

“La médecine a prouvé que la femme voilée inspire une grande quantité de CO2. Cela entraîne des problèmes pulmonaires et prédispose à l’asthme. La condensation a également des conséquences sur la vue. De fait, l’on constate que beaucoup de femmes voilées depuis longtemps sont amenées à se faire soigner pour des affections pulmonaires et des problèmes oculaires. Par ailleurs, une étude scientifique publiée par une femme médecin vivant au Danemark montre que l’absence d’exposition du corps au soleil chez les femmes entièrement voilées entraîne une carence en vitamine D, qui accroît le risque d’ostéoporose”, lit-on sur le site arabe Elaph.

je ne puis me retenir de sourire, que dis-je de ma taper bien large la hanche, en pensant à ces hypocampes campés sur cette idée très retorse qu'au nom de la Liberté (de culte), il faille défendre le port du voile... hum hum hum

ne ovus ruez pas, mes canassonsonsons, on sait vos arguments, et vos promptes insulte-ulte-ultes... uhuhu
Commentaire n°25 posté par pierre duys le 06/08/2007 à 18h06

"Un jour quelqu'un demanda à un maître soufi qui buvait du vin si l'islam interdisait ou non l'alcool. Le maître soufi lui répondit :

- Ca dépend de la grandeur de ton âme.

Il lui dit :

- Si tu verses un verre de vin dans une bassine d'eau, celle-ci changera de couleur. Mais si tu verses ce même verre de vin dans la mer, celle-ci ne changera pas d'aspect.

Tu comprends ?"

A votre santé !

Commentaire n°26 posté par piotrevski le 07/08/2007 à 01h09
Bien d'accord avec toi sur le fond... Mais la forme, c'est autre chose car je pense que les flamands ne sont pas tous d'accord entre eux... il suffit de demander à un Limbourgeois de parler avec un Anversois... Le résultat est surprenant, et je sais de quoi je parle, je partage ma vie professionnelle avec des Flamands... qui quand ils ne parlent pas le bon néerlandais, ne s'entendent pas !!!
Commentaire n°27 posté par iChris le 10/08/2007 à 18h58
Hehe, salut Jean-Yves, content de te croiser :)
Commentaire n°28 posté par Remy Velazquez le 14/08/2007 à 01h39
"Je ne suis pas une spécialiste de l'Islam. Néanmoins, j'ai lu pas mal de bouquins sur la question, et découvert ainsi plusieurs auteurs qui défendent un islam libéral, à mille lieues de l'islamisme. Faut-il dire à ces gens qu'ils se trompent ?"
 
Il faut en effet combattre la face politique de l’islam en epargnant la face spirituelle. Il est malheureusement difficile de dissocier les deux dans l’esprit des mahométans non libéraux. l’islam libéral ne mérite pas notre hostilité puisque ce travail de dissociation et de rejet de la face politique est déjà accompli. Nèanmoins, les mahométans dits libéraux sont hérétiques d’un point de vue purement coranique. C’est là leur tragédie. Ils se savent pris entre l’enclume et le marteau. Mais le  prêt-à-pensée unique que nous vomissent les médias n’a rien à leur offrir de mieux. Ce n’est pas en vantant les bienfaits de l’euthanasie dépotoire, de l’avortement génocidaire ou des gay-prides carnavalesques que l’on va les convaincre de rejeter le programme politique qu'offre le Coran.
 
  
"Je pense au contraire que les religions sont par essence un phénomène évolutif, comme tout phénomène humain (parole d'athée, évidemment !) et que, "ma foi", ce qu'était le Coran à l'origine importe peu. Les musulmans libéraux dont je parle sont justement capables de mettre en perspective un texte écrit il y a 14 siècles, dans un contexte qui exigeait des mesures caduques aujourd'hui."
 
Toutes les réformes se font par un retour aux sources.  Face à l’opulence des bénédictins  Cluniciens, les cisterciens retournèrent à la stricte observance de  regle de Saint benoît. Si la source est viciée, toute reforme est voué à l’echec. On le voit avec l’islam : face au maux dont souffre l’islam, retournons au désert originel, c'est-à-dire au wahabisme, ce qui n’améliore en rien la situation . Il n’y a aucune amélioration à espérer dans l’islam. L’islam est irréformable, pour le réformer il faut briser le sceau de l’intangibilité du Coran, à ce moment là, l’islam tombera en poussière par ses propres contradictions. 
 
Il est vrai que certains mahométans ont une spiritualité digne de ce nom, les soufis, certaines ecoles chiites, etc, mais ils sont considérés comme hérétiques par les mahométans sunnites eux-mêmes.   Cette spiritualité existe, mais, j’oserais dire,  en dépit du Coran. D’ailleurs les communautés soufis sont pour la plupart caucasiennes, subsahariennes, turcophones, persophones ou berberophones, c'est-à-dire ignorant la langue arabe.  
 

"Même si, comme vous le dites, les Coran est par essence ininterprétable, ne pas interpréter est impossible. Ne serait-ce qu'en accordant le primat à tel verset plutôt qu'à tel autre (car certains se contredisent), on interprète. Pas d'accord avec vous docn quant au fait de dire que le véritable islam serait celui des islamistes."
 
C’est la question des versets abrogés/abrogeant. Les uns sont d’application en cas de situation minoritaire ou de conciliation (dar-El Ahd), les autres en cas de situation majoritaire ou de guerre (dar-El-harb), situations analogues à celles qui présidaient à la rédaction des versets (medinois et mecquois).  

"Violence inhérente à l'islam ? Ce n'est pas parce que les islamistes terrorisent littéralement la planète en menaçant de mort, et parfois en tuant, toute personne qui critique l'islam ou qui se permet simplement d'en avoir une autre interprétation qu'eux, que l'islam est en soi violent. L'Inquisition était-elle inhérente au catholicisme ? Et le massacre de la St-Barthélémy ? Et "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens" ? "

PS : C’est la première fois que , quand vous évoquer l’inquisition, vous la relativisez, évidemment  quand on s’efforce d’adoucir  l’origine du coran en le remettant dans son contexte historique, il vaut mieux ne pas se montrer trop contradictoire, sous peine d’être accusé de parti pris . 

"Pour terminer: si invoquer le risque de troubles pour refuser qu'une manifestation ait lieu me paraît un peu court, il me semble en revanche que le texte de l'appel à cette manifestation était suffisemment de nature à stigmatiser injustement toute une population (les musulmans) pour que l'interdire soit une sage décision. Car, même si selon vous, ces gens-là n'ont rien compris au Coran, il y a en Belgique une quantité non négligeable de musulmans qui n'aspirent qu'à vivre tranquilles et n'ont aucune intention d'appliquer la charia ici ! Ce sont de ceux-là que nous devons, nous démocrates (?), nous montrer solidaires, contre les islamistes qui, à l'instar de l'extrême droite, se servent de la démocratie pour la détruire. Amen."
 
Grâce à Dieu (le Dieu Chrétien bien sur), la plupart des mahométans ne comprennent rien au Coran, s’il le comprenaient, ils rejoindraient davantage les hordes djihadistes. 
 
Mais l'Islamophobie ne signifie pas mahometanophobie qui ne signifie pas xénophobie qui ne signifie pas racisme qui ne signifie pas fasciste qui ne signifie pas nazisme. Mais puisque vous êtes sans doute athée, vous êtes donc communiste, donc vous êtes léniniste, donc stalinienne et bien sûr approuvez l’assassinat des deux cents  millions de victimes sous les  régimes athées depuis le génocide vendéen jusqu’aux charniers de pol-pot.   
 
 
Commentaire n°29 posté par Philippe Bagnon le 15/08/2007 à 12h43

Bonjour,

Je touve votre site/blog très drôle à plusieurs titres.
Tout d'abord, vous militez contre le port du foulard à l'école et en même temps vous afirmez que tous les musulmans sont pas des fanatiques. Or, vous déclarez sur votre site que les musulmanes qui portent le foulard sont toutes victimes des intégristes. ce qui sous-entend qu'elles n'ont pas de droit, et plus grave encore padsde cerveau; étant donné qu'elles ne choisissent pas elle-meme de le porter. 
Deuximent, vous reprochez à l'organisation SIOE d'entretenir les amalgames terrorisme et islam. C'est justement ce que vous faîtes à longueur de journée.C'est vraiment l'hôpital qui se moque de la charité.
Troisièment, vous pronez la laîcité à l'école. En quoi porter un foulard ou une croix ou tout autre signe religieux ne permetterait pas un élève de rentrer en classe?
Je pense que la laîcité et les personnes qui la défendent essayent vraiment de défendre ses idées et surtout de les imposant aux autres. Je ne crois en rien donc tout le monde peut croire mais il ne doit pas afficher ses convictions. N'est-ce pas là la forme de prosélitysme la plus lâche, voire d'extrêmisme? 
Tout le monde a le droit d'afficher ses convictions(chrétiens, musulmans, juifs,...)
Vous savez, il y a des gens qui meurent de faim dans lemonde, des femmes qui se prostituent pour vivre? Il y a des causes plius important que le foulard.

Commentaire n°30 posté par vervy le 19/08/2007 à 14h24

Moi, ce que je trouve très drôle, c'est que votre commentaire n'a rien à voir avec l'article sous lequel vous le postez (un article qui prouve d'ailleurs que je me préoccupe d'autre chose dans la vie que du voile !).
Je suis très heureuse de vous avoir fait rire. Je ne vous conseillerai pas d'acheter mon livre, car vous me soupçonneriez de vouloir gagner de l'argent, mais vous pourriez peut-être l'emprunter dans une biblothèque. Je crois que vous y trouveriez les réponses à pas mal de vos questions.

 

Réponse de Nadia Geerts le 19/08/2007 à 14h37
Vous savez Madame le projet de Constitution Européenne aurait apporté à la Belgique une certaine unicité et surtout une stabilité communautaire...et la France, ce pays que vous venerez tant avec sa typique égocentrisité a tout simplement tout gaché.
Commentaire n°31 posté par F.Z. le 29/08/2007 à 14h30
Madame *, 

Clein d ' oeil :   " Les oiseaux ....

" mais vos propos sont  xé....be".
J ' attends la plainte d ' un quidam flamand et surtout le procès.

* Votre article sur Jésus , pire encore. 
Il est vrai que bouffer du catho et curés est  votre dessert préféré.
Me voilà, pamphlétaire...  
Commentaire n°32 posté par arthur defoin le 09/09/2007 à 06h05

Le quidam flamand qui porterait plainte serait vraiment un imbécile complet, puisqu'en l'occurence c'est aux francophones que j'adresse des critiques !

Quant à l'article "sur" Jésus, il raille au moins autant les autorités malaises, musulmanes donc, que ce brave Jésus.

Réponse de Nadia Geerts le 09/09/2007 à 11h24

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Ce blog se veut, entre autres choses,  un espace de libre critique des tentatives d'immixtions du religieux dans le champ du politique - de la res publica -, partant du principe que seule la laïcité de l'Etat permet la coexistence de diverses sensibilités philosophiques et religieuses, sans qu'aucune d'elles ne prétende écraser les autres. Ni religion d'Etat, ni athéisme d'Etat, mais la conviction que nos options religieuses et philosophiques sont affaire privée, au même titre que notre sexualité.
Comme fil conducteur, l'humanisme, qui récuse l'enfermement de qui que ce soit dans des catégories qu'il n'a pas choisies, au nom de sa sacro-sainte appartenance à la communauté, quelle qu'elle soit.

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