La laïcité au Parlement de la Communauté française

Publié le par Nadia Geerts

J’étais hier au Parlement de la Communauté française pour la remise des prix Condorcet-Aron pour la démocratie. La laïcité y fut étonnamment présente, à ma grande joie. C’est en effet Caroline Fourest qui reçut le prix Raymond Aron, ce qui me valut un double plaisir : d’abord bien sûr celui de l’entendre, elle, exposer en quelques minutes un condensé des idées qu’elle défend de manière limpide dans ses ouvrages ; mais aussi celui d’entendre, au sein d’un bâtiment officiel belge, par un orateur belge et en présence de ministres et autres huiles belges, un vibrant éloge d’une laïcité qui, sous nos cieux, est trop souvent taxée de laïcarde, voire d’extrémiste ou même – je n’oublie pas la perle involontaire de Jean Bricmont dans le Bon usage de la laïcité – de talibanesque.

 

Autour de Caroline Fourest, comme par un fait exprès, deux personnalités qui semblaient comme l’annoncer, pour la première, et la prolonger, pour la seconde.

C’est en effet Karima, auteur d’Insoumise et dévoilée et fondatrice de l’asbl du même nom, qui reçut le prix Condorcet-Aron des mains de la ministre Fadila Laanan.
Et c’est Elie Barnavi qui clôtura la soirée, en lauréat du prix international Condorcet-Aron, par une allocution au cours de laquelle il insista sur la nécessité pour nous, Européens désormais bien conscients de nos différences, de nous accorder sur un minimum de quelques valeurs communes. Sans qu’elles doivent être très nombreuses, nous dit-il : cinq suffisent – il faudra je suppose lire son prochain livre pour les découvrir. Mais il nous dévoila tout de même l’une d’elles.

Je vous le donne en mille, il s’agissait de la laïcité.

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