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Les carnets de Nadia Geerts
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Le 6 mars 2013: conférence à Virton à 20h sur le thème "Lutter contre l'islamisme, est-ce faire le lit de l'extrême droite ?" A la salle « Nos Loisirs », rue Léon Colleaux à Saint-Mard (Virton). Participation aux frais : adultes : 3 euros ? étudiants : 1 euro. Renseignements: 063/57 93 55
Le 7 mars 2013: séance de signatures de "La neutralité n'est pas neutre !" à la Foire du Livre de Bruxelles, de 17 à 18h, sur le stand La Muette/Interforum.
Le 8 mars 2013 à 20h: Journée internationale des droits des femmes à Neupré. "Femmes des années 2000: Anne-Joëlle Philippart, Nadia Geerts et Natacha Kowalski". "La soirée sera colorée musicalement par le récital "Portraits de Femmes", kaléidoscope lyrique autour des grandes figures amoureuses et romantiques de l'Opéra et de la mélodie..."
Le 20 mars 2013 à 19h : Conférence-débat "L'égalité hommes-femmes au regard de la laïcité de l'Etat", organisée par les Femmes MR de Schaerbeek. Intervenants: Nadia Geerts, (auteure, initiatrice du R.A.P.P.E.L, professeur de philosophie); Viviane Teitelbaum (auteure, députée MR, Présidente du Conseil des Femmes, licenciée en journalisme et relations internationales); Georges Verzin (chef de groupe MR au conseil communal de Schaerbeek, licencié en sciences politiques, diplomatiques et financières, également actif au sein du R.AP.P.E.L.). Au Centre culturel de Schaerbeek, rue de Locht 91-93 à 1030 Schaerbeek.
Le 23 mars 2013 à 11h30, conférence et vin philo sur le thème "Liberté et transgression", dans le cadre du Festival Philo Escales à la Ferme du Biéreau, Louvain-la-Neuve. Plus d'infos sur http://www.escales.be/LIBERTE-ET-TRANSGRESSION-par-Nadia-Geerts-Conference-Vin-philo_a74.html
J’ai été interpelée par une (presque) pleine page du Soir d’hier consacrée à « Ce burkini qui fait des vagues ». Dans cet article, outre un petit topo de la situation – l’histoire récente de cette musulmane convertie de 35 ans qui s’est vu refuser l’accès à la piscine d’Emerainville parce qu’elle y portait un burkini -, des interviews orientées dans un seul sens : celui du « compromis intéressant » (Chris Paulis) auxquels seul un « climat islamophobe » (Isabelle Praille, de l’Exécutif Musulman de Belgique) peut s’opposer. Une manière de poser le débat d’une manière qui me paraît problématique.
Que ce soit dans les débats sur le voile (à l’école, au parlement), sur la burqa ou sur le burkini, toujours les débats se polarisent autour de la question de la liberté et de l’émancipation individuelles. Et certes, on peut considérer comme un progrès que des femmes qui auparavant étaient cloîtrées chez elles sortent désormais en rue, fut-ce en burqa ; que des femmes qui ne connaissaient pas les plaisirs de la baignade aillent désormais à la piscine, fut-ce en burkini ; que des femmes accèdent à des fonctions représentatives, fut-ce dûment voilées.
En vertu de ce prisme, s’opposer à cela revient à être d’emblée suspect de préférer des femmes cloîtrées et soumises à des femmes qui auraient trouvé des moyens qui leurs sont propres d’accéder progressivement à l’émancipation. Bref, nous serions, consciemment ou non, les empêcheurs de s’émanciper en rond, prisonniers du carcan de nos préjugés et autres valeurs dites occidentales.
À cette manière de considérer les choses d’un point de vue strictement individuel (l’intérêt immédiat de telle ou telle femme), j’aimerais non en substituer, mais en ajouter une autre, plus sociétale. Non sans remarquer au passage ce qu’il y a de piquant à ce qu’aujourd’hui, ce soient certains tenants de la gauche qui se revendiquent de cette posture individualiste, très éloignée des options traditionnelles d’une (extrême) gauche qui a longtemps fait prévaloir le collectif sur le particulier.
D’un point de vue social, il me semble en effet que le risque majeur que nous font courir le voile, la burqa ou le burkini est celui d’un retour au rigorisme moral dont les combats féministes nous avaient peu à peu libérés. Qu’on le veuille ou non, les femmes qui les portent véhiculent une certaine conception de la pudeur féminine et des rapports entre les sexes, qui fait porter sur la femme la responsabilité pleine et entière de sa respectabilité.
Je n’ai pas peur de le dire : je considère comme un progrès réjouissant le fait qu’hommes et femmes puissent se retrouver dans un bassin de natation, en maillot de bain de plus en plus minimaliste, sans que les hommes n’y considèrent ces femmes en petite tenue comme des proies. Je ne sache pas que les plages naturistes soient des lieux de débauche, même si hommes et femmes y déambulent en tenue d’Adam ou d’Eve.
Et si demain des revendications devaient poindre, allant dans le sens d’une encore plus grande liberté des corps, je m’en réjouirais pareillement, exactement de la même manière que j’ai considéré comme une avancée le fait que les femmes puissent enlever le haut sur les plages.
Tout cela, en effet, participe d’un rapport au corps de plus en plus décomplexé et déculpabilisé, ou notre enveloppe charnelle cesse enfin d’être hypersexualisée – je m’empresse d’ajouter que ceci ne vaut pas, évidemment et malheureusement, pour les débilitantes publicités pour yaourts ou voitures, ou le corps féminin reste désespérément instrumentalisé.
Ce rapport au corps désinhibé, l’école joue un grand rôle dans sa transmission. Mais que ferons-nous, demain, lorsque des fillettes prétendront porter le burkini pour les séances de piscine scolaire ? Nous réjouirons-nous de ce qu’au moins, elles fréquentent la piscine (sans nous étonner que, dans la même foulée, leurs parents refusent les cours d’éducation affective et sexuelle) ? Ou prendrons-nous conscience de ce que nous venons de perdre là un combat essentiel : celui qui veut qu’à l’école au moins, garçons et filles soient égaux et que nul ne les assigne à des rôles sexuels qui ne sont pas de leur âge ?
Curieux paradoxe : alors que les tenants d’un islam radical fustigent souvent la dissolution des mœurs occidentales, n’est-ce pas eux qui sexualisent le corps, y compris celui des enfants, à outrance ? En couvrant une gamine d’un voile ou d’une burqa, que font-ils d’autre que lui enseigner qu’elle est une femme, une tentatrice qui doit se protéger de la concupiscence masculine… même s’il elle n’a que cinq ans ? Y a-t-il attitude plus perverse, plus dépravée, que celle qui consiste à considérer des corps de gamines impubères comme des corps sexués et sexuellement attractifs ?
On me dira que je m’égare, que mon « islamophobie » galopante me fait passer, sans même en être consciente, d’une problématique qui concerne des femmes adultes à une autre, qui touche les enfants.
Je ne m’égare pas, je m’inquiète. Car à force d’accepter le retour de ce rigorisme moral chez des femmes adultes, au nom de la sacro-sainte liberté individuelle, n’allons-nous pas nous trouver bien démunis lorsqu’il s’agira d’éduquer nos enfants à l’égalité hommes-femmes et à la mixité ? Quels arguments trouverons-nous demain face à une gamine prétendant se baigner en burkini, pour lui imposer le port du maillot ? Une fois de plus, nous serons taxés de colonialisme, d’occidentalocentrisme et d’intolérance parce que nous nous accrochons à ce fichu maillot de bain, au mépris de la relativité des codes relatifs à la pudeur.
Alors oui, les relativistes ont raison : tout est relatif. Dans tel pays, on considère comme indécent de montrer ses pieds, dans tel autre sa chevelure, dans tel autre ses seins. Faut-il alors renoncer à toute norme ? Et si nous le faisons, ne risquons-nous pas, outre de voir revenir au galop le rigorisme moral dont les femmes ont toujours été les premières victimes, de laisser bien seules et désemparées les femmes, et surtout les fillettes, qui espéraient trouver ici une liberté, notamment de disposer librement de leur corps, et qui se verront contraintes de batailler pour faire ce que nous faisions tout naturellement : sortir en rue les cheveux au vent et se baigner en bikini (voire moins si affinités) ?
Je pose la question.
Ce blog se veut, entre autres choses, un espace de libre critique des tentatives d'immixtions
du religieux dans le champ du politique - de la res publica -, partant du principe que seule la laïcité de l'Etat permet la coexistence de diverses sensibilités philosophiques et
religieuses, sans qu'aucune d'elles ne prétende écraser les autres. Ni religion d'Etat, ni athéisme d'Etat, mais la conviction que nos options religieuses et philosophiques sont affaire privée,
au même titre que notre sexualité.
Comme fil conducteur, l'humanisme, qui récuse l'enfermement de qui que ce soit dans des catégories qu'il n'a pas choisies, au nom de sa sacro-sainte appartenance à la communauté, quelle qu'elle
soit.
Pas mal vue comme analyse de la chose qui dérange en tous points.
Tolérance ? Intolérance ? Moi, je suis pour la tolérance, mais je suis aussi pour la féminité.
Je me souviens de l'époque où nous avions des écoles de filles et des écoles de garçons ; afin de ne pas mélanger les genres, et surtout, afin de ne pas tenter l'autre : Eglise, Eglise ...
Je me souviens de l'époque où les femmes n'avaient pas le droit de voter. Je me souviens aussi de l'époque où le chef de famille était le papa ; la maman étant reléguée au rôle de maternité, ménage, popote et tout i couinti.
Je parle d'une époque encore récente, nos grandes soeurs s'en souviennent et cette époque se situait en ... France, et oui !!!!
Alors, doit-on régresser ? Non, je ne le pense pas.
Doit-on éduquer ? Oui, je le pense vraiment.
Mais pour éduquer, il faut que tous les enfants puissent aller à l'école de la République, si chère à Jules Fery.
Le temps des blouses, uniformes scolaires du temps jadis, en France, et oui toujours en France, est bel et bien révolu.
Alors, pourquoi choisir un autre uniforme ???
La bienséance veut que l'on puisse voir l'autre, l'identifier, lui dire bonjour, lui sourire ou pas. Alors, pourquoi ne pas montrer son visage en société ?
Et pour finir, en Palestine, les jeunes filles et leurs parents, pour un grand nombre d'entre eux sont révoltés de l'obligation de la nouvelle tenue vestimentaire réglementaire imposée par leur gouvernement. De même, les enseignant masculins ont été remplacés par des enseignantes.
Cette histoire se passe, aujourd'hui, pas très loin d'ici.
Et ce qui me fait plaisir, c'est de voir, ce courage, cette révolte chez ces jeunes et leurs parents contre un système complètement archaïque.
Merci pour vos belles paroles et merci à toutes ces jeunes qui luttent pour leur dignité.
Isabelle Krief
Présidente de la Voie des Femmes
La burka est une tenue qui signifie, on ne peut plus clairement, que la femme n’est pas et ne sera jamais un être indépendant et cela de sa naissance à sa mort. Avant son mariage c’est son père qui a tous les droits sur elle, une fois mariée c’est son mari. Elle ne peut jamais quitter la maison sans être accompagnée par un homme de sa famille qui se chargera de veiller sur sa « vertu ». Cette situation faite à la femme a comme résultat que les enfants sont élevés par des mères ignorantes et même stupides. Comment pourrait-il en être autrement quand leur cerveau n’a jamais l’occasion d’être vraiment stimulé. A mères stupides fils stupides. Comment s’étonner que l’Afghanistan, où la burka est reine, soit un pays aussi arriéré. Est-ce vraiment cela que la gauche et le CDH veulent laisser imposer chez nous ?
Tout cela pour gagner quelques voix !
Le mensonge sur la condition des femmes dans le monde est un déni à l’échelle mondiale : les enfants de la dictature et du machisme doivent apprendre à sortir de la culture du déni et du conformisme. Merci Nadia de monter la garde !
(à Isabelle Krief : c'est tutti quanti !) Victor Khagan.
Merci de poser la question. C'est touta ton honneur de faire cela.
... les femmes et les jeunes filles qui espéraient (?) trouver ici une liberté...pour disposer librement de leurs corps ... ( ??? ) ... Ecoute Nadia Espoir, je ne sais pas si on peut en parler comme cela. Cela manque de nuances, cela va trop vite et cela manque de nuances... On dirait que tu voudrais adapter la réalité (devant tes yeux effarés) avec tes idées et tes conceptions belles et libertaires. Mais le drame qui vient se coller à tes genoux, c'est que la réalité - d'heures en heures - va de plus en plus vite, et cette réalité te fait peur dans tes fondations, et zouh !! au fond de toi tu imagines des tas de sénarios catastrophiques pour notre futur ici à bruxelles. J'aimerais arriver à t'expliquer certaines choses et dans les faits cela prend draps un peu de temps... On va écouter les nuages et ensuite on verra comment se passera la suite
de notre beau très beau passionnant parcours ::: ... :::
Moi, entre écouter les nuages et agir, j'ai choisi. Et je me méfie de ce que vous appelez vos explications, qui ne font que déconstruire et railler sans jamais rien proposer de constructif.
Ah, dernière chose: mon libertarisme (??) ne va pas jusqu'à apprécier le tutoiement généralisé. Je sais, ça fait horriblement petit bourgeois.
Je suis en tout cas très heureux de constater que l'extrémisme musulman ne trouve pas de réponse que parmi les nationalistes mais aussi bien parmi des personnes ayant d'autres convictions.
Le grand danger du XXIème siècle, pour notre Europe, sera la montée de ce fondamentalisme musulman sur nos propres terres.
Les musulmans sont déjà un demi-million en Belgique, plusieurs dizaines de millions en Europe.
« Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour aller dans l'hémisphère nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant avec leurs fils. C'est le ventre de nos femmes qui nous donnera la victoire ». Houari Boumedienne, président de la République Algérienne, en 1974, à la tribune de l'ONU.
« Sans épée, sans fusil, sans conquêtes, les 50 millions de musulmans en Europe la transformeront bientôt en continent musulman ! » Mouammar Kadhafi, Le Figaro, 19 décembre 2006.
1. Les normes philosophiques : vous êtes favorables à la libération du corps et vous percevez le voile (le burkini, etc.) comme entrant en contradiction avec vos valeurs ; c'est une position parfaitement légitime, aussi légitime que le fait de regretter la présence d'une élue voilée au parlement (du moins si on a la cohérence - et c'est votre cas, je le reconnais - de regretter aussi la présence de partis chrétiens ; sinon, c'est de la pure xénophobie)
2. Les normes réglementaires : faut-il interdire le burkini à la piscine et le voile au parlement ?
Les deux problèmes n'ont rien à voir : dans un cas, il est question de préférences philosophiques, dans l'autre de règles. Or, dans l'état actuel des lois belges (et des règlements de piscine), aucun argument sérieux ne justifie d'interdire le voile de Mme Ozdemir ou le burkini dans les piscines (sauf à interdire aussi les cours de plongée, les exercices de secourisme en pyjama, etc.).
Je crois que rien dans la constitution ou le code pénal belges ne prévoit de réprimer les pratiques vestimentaires "susceptibles de conduire un jour à un rétablissement de l'ordre moral." Personnellement, je m'en réjouis, non parce que je suis favorable à l'ordre moral mais parce que j'estime que l'Etat n'a pas à se mêler de ce genre de choses.
Selon moi, il est parfaitement cohérent d'interdire la présence de signes religieux au Parlement, pour les parlementaires, dans la mesure où c'est une manière, selon moi, de traduire la nécessaire séparation des Eglises et de l'Etat. Mais vous avez raison de dire que dans l'état actuel des choses, Mme Özdemir a parfaitement le droit de porter son voile.
En revanche, la question du burkini est indéniablement plus complexe, puisqu'on ne saurait évidemment attendre de la part des usagers des piscines publiques qu'ils apparaissent comme philosophiquement neutres.
C'est pourquoi mon article se terminait par une question, et non par une prise de position.
C'es un peu surprenant. Ta mémoire ne se souvient pas de fin 2003. A cette époque là, je t'ai raccompagné un soir - sur les conseils avisés et lucides d'Alain Daems -
entre l'ULB et Evere ... sur un parcours de 7,5 km. Tu venais de te présenter,
avec d'autres personnes, comme candidate sur les listes Ecolo en vue des
élections régionales de juin 2004... Durant ce parcours en voiture, nous nous sommes tutoyés plus de 40 fois, en discutant de sujets politiques, culturels et
philosophiques. A cette époque, ce jour là, aucun alluvion grave ne t'a empêché
de me tutoyer. Et tu connais mon nom, tu vois bien qui je suis, tu sais que Catherine Maufroy est ma nièce et que Denis Maufroy est le mari de ma soeur Fabienne. Dans ces conditions, je ne vois pas où se trouveraient tels ou tels drames bourgeois
si je te tutoyais et si tu faisais de même en me parlant.
Donne - moi ton avis, cela serait jentil.
Merci d'avance.
Jean-Michel.
en France il semble que pratiquement aucun responsable national ne prenne position pour l'interdiction de la burqa. Qu'en est-il en BElgique?
Etant donné que les politiques veulent être élus, que cela se joue souvent sur 2-3%, ils vont nécessairement chercher à plaire aux électeurs musulmans plus ou moins modéfés. Ceci se traduira par la tolérance sur le voile, la burqa, puis la nourriture halal en cantine, au lycée, puis par des discours de plus en plus anti-israéliens, puis par des discours de plus en plus homophobes, ou stigmatisant la décadence des moeurs et appelant à plus de spiritualité, etc. Je ne vois aucune raison de penser qu'un tel processus a une fin autre qu'une sorte d'entrée dans une société assez régressive.
Bon, la burqa, la nourriture hallal, etc., c'est des constats. Que doit-on faire ici et maintenant pour que les politiques mettent un coup d'arrêt à ce cirque et disent clairement aux autorités musulmanes que les valeurs fondatrices de nos sociétés sont non-négociables? C'est là l'enjeu, me semble-t-il. J'aimerais connaître votre impression là-dessus, si vous le souhaitez (la question est complexe!).
En Belgique, certains responsables communaux (càd municipaux) ont remis à l'ordre du jours un très ancien règlement de police interdisant de se promener masqué en dehors des périodes de carnaval. D'autres (je pense que c'est le cas à Verviers) ont voulu édicter un règlement spécifique concernant la burqa et le niqab, mais se sont heurtés au MRAX (équivalent du MRAP, et victime du même naufrage intellectuel à ma connaissance) qui a crié à l'islamophobie.
Il semblerait que des procès-verbaux soient parfois dressés à des femmes en burqa, mais ils ne sont pas très nombreuc. Je suppose que la police a d'autres chats à fouetter... Et de manièr assez cocasse, la police a dernièrement annulé un règlement qui interdisait aux policiers masculins de contrôler l'identité des femmes en burqa/niqab. Ce qui est assez piquant, puisque cela tendait à accréditer l'idée que ces femmes portent une tenue légalement autorisée.
Concernant votre question, je ne suis pas très optimiste. Les politiques anglo-saxonnes et québecoise en matière d'intégration ont montré leurs faiblesses, et nous ne semblons pas capables d'en tirer les leçons. Je crains que nous ne devions de ce fait passer par le même chemin pour que les politiques prennent conscience que cela mène à une impasse et à un désastre sur le plan sociétal.
Il faut que tout le monde se mobilise contre cela, pas seulement le FN et le VB !
Dans la Bible encore (Deutéronome, chap. 7). Moïse s'adresse en ces termes aux Hébreux :
« Lorsque Yahvé ton Dieu t'aura fait entrer dans le pays dont tu va prendre possession, des nations nombreuses tomberont devant toi : les Hittites, les Girgashites, les Amorites, les Cananéens, les Perizzites, les Hivvites, les Jébuséens, sept nations plus nombreuses et plus puissantes que toi. Yahvé ton Dieu te les livrera et tu les battras. Tu les dévoueras par anathème. Tu ne concluras pas d'alliance avec elles, tu ne leur feras pas grâce. Tu ne contracteras pas de mariage avec elles, tu ne donneras pas ta fille à leur fils, ni ne prendras leur fille pour ton fils. Car ton fils serait détourné de me suivre ; il servirait d'autres dieux ; et la colère de Yahvé s'enflammerait contre vous et il t'exterminerait promptement. Mais voici comment vous devrez agir à leur égard : vous démolirez leurs autels, vous briserez leurs stèles, vous couperez leurs pieux sacrés et vous brûlerez leurs idoles. Car tu es un peuple consacré à Yahvé ton Dieu ; c'est toi que Yahvé ton Dieu à choisi pour son peuple à lui, parmi toutes les nations qui sont sur la terre. »
Personnellement, je me félicite de toute interprétation de tout texte sacré qui vise à le rendre compatible avec la démocratie, l'Etat de droit et les droits de l'homme. Même si elle s'éloigne, parfois radicalement, de l'interprétation littérale. Des penseurs Juifs et chrétiens ont fait cette démarche, des siècles durant. Des penseurs musulmans la font, eux aussi, et la faisaient parfois déjà au XIIè siècle (Averroès par ex.). Devons-nous leur dire que cela ne rime à rien, que leur texte est un texte guerrier et leur religion, à prendre telle quelle ou à laisser ? Je pense que ce serait une erreur dramatique.
Je vous ai effectivement attribué à tort l'idée d'interdire le burkini dans les piscines. Désolé, j'ai été induit en erreur par le fait que cette interdiction semble déjà considérée comme allant de soit dans plusieurs municipalités d'Europe (dont certaines de gauche). En Italie, un maire d'extrême-droite a même interdit de le porter "au bord des cours d'eaux" !
Je ne comprends pas ce que la dernière réaction de Nurani, apporte au débat, ni ce qu'il entend prouver car en se félicitant de l'évocation de textes bibliques il ne fait qu'illustrer son parti pris et son manque de discernement. En effet, qu'il le veuille ou non, ces sourates évoquées par "Louis" EXISTENT encore de nos jours. Elles constituent des obligations "divines" dont l'observance est sensé garantir à des centaines de millions d'hommes et de femmes l'accès à la béatitude éternelle, des obligations qui malheureusement, sont quotidiennement opérationnalisées à qui mieux-mieux, et ce même contre des coreligionnaires.
On ne peut pas en dire autant des textes haineux bibliques - dont je n'ai rien à cirer - qui eux ont l'avantage d'être restés de la littérature. Sorry, mais c'est ainsi. Il y a des comparaisons qui sont comme des boomerangs, ils vous reviennent illico dans la figure. Quant à Averroès: tout le respect et la admiration que j'éprouve pour le grand logicien, rationaliste et surtout grand croyant, ne me fait pas oublier que dans le traité "Bidayat al-Mudjtahid" de ce cadi éminent officiant à Séville et ensuite à Cordoue, on trouve des textes comme:
"Les savants s’accordent à dire que le djihad est un devoir collectif et non personnel. (…)"
"De l’avis de la majorité des savants, la nature obligatoire du djihad est fondée sur le verset: "Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable."(Coran 2:216 (…)
"L’obligation de participer au djihad s’applique aux hommes adultes libres qui disposent des moyens de partir en guerre et qui sont en bonne santé."
"Les savants s’accordent sur le fait que tous les polythéistes doivent être combattus. Cela est fondé sur le verset: "Et combattez-les jusqu‘à ce qu’il ne subsiste plus d’association, et que la religion soit entièrement à Allah."(Coran 8:39)"
"Les Musulmans s’accordent à dire que l’objectif de la guerre contre les Gens du Livre, à l’exception de ceux appartenant à la tribu des Koraïchites et des Chrétiens arabes, est de deux ordres: soit la conversion à l’Islam, soit le paiement de la taxe de capitation (jiziah). Ceci est basé surle verset :"Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu‘à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés." (Coran 9:29)".
Et nunc cogitate ac intellegite
le sympathique Besancenot semble accepter des militantes voilées à son Parti anticapitaliste.
Sur un forum trotskyste, j'ai lu le message suivant qui suggère que "l'islamophobie" est considérée très sérieusement comme un racisme à la gauche de la gauche, comme si ce glissement sémantique du terme "racisme" était devenu la norme dans la gauche radicale (c'est inquiétant, surtout quand on connaît l'influence déterminante de cette gauche notamment dans toute la sphère culturelle et universitaire) :
Nadia, que pensez-vous que l'on puisse répondre à ce galimatias conceptuel ?
SOURCE : Forum trotskiste
http://revolution.celeonet.fr/.....amp;st=810
“Le racisme est une idéologie consistant à hiérarchiser des groupes naturels humains, désignés souvent sous le terme de races, à partir d’attributs naturels, visible ou non (physiques, psychiques, culturels, etc) des caractéristiques morales ou intellectuelles s’appliquant à l’ensemble de ce groupe. Cette idéologie peut entraîner une attitude d’hostilité systématique à l’égard d’une catégorie déterminée de personnes. Ces actes d’hostilités se traduisent par la discrimination, une forme de xénophobie ou d’ethnocentrisme.”
En quoi l’islamophobie ne serait-elle pas du racisme? Elle l’est évidemment. D’autant plus que les islamophobes ne le seraient probablement pas si la majorité des musulmans n’étaient pas trop “colorés” à leur goût.
Par ailleurs bouet, pour avoir lu pas mal de ta prose sur le sujet et des justifications que tu trouves aux pires racistes, je pense sincèrement que tu es islamophobe (donc raciste).
Fin du message trouvé sur le Forum en question.
Le problème de ce concept d'"islamophobie" est donc qu'il tente de discréditer par avance toute vélléité d'exercer son esprit critique à l'égard d'une religion, et ce parce qu'elle est "la religion de l'immigré".
Aux yeux des musulmans, vous êtes une raciste islamophobe. Aux yeux des gens de gauche, je suis un xénophobe.
C'est donc toujours par rapport à un point de vue extérieur, donc subjectif, que l'on est qualifié.
Il n'y a pas deux camps, les "bons" et les "mauvais" : pour certaines personnes, vous êtes dans le bon camp, pour d'autres, pas....
Vos propos sont jugés islamophobes par les musulmans, mais pas par moi...
Pour vous cultiver un peu, je vous conseille la vision du film israélien "Pour un seul de mes deux yeux" (Avi Mograbi), où le réalisateur s'intéresse à l'interprétation guerrière du récit biblique de Samson aujourd'hui en Israël. Vous m'en direz des nouvelles.
A Mme Geerts : trouvez-vous que l'extrême-droite religieuse israélienne soit moins dangereuse que les islamistes ? Connaissez-vous le mouvement Kach ? (une milice fasciste autorisée en France sous le nom de Ligue de Défense Juive)
Et les fondamentalistes chrétiens US qui ont soutenu Bush dans sa croisade meurtrière en Irak (au moins cent fois le nombre de morts du 11-Septembre) ?
Et comparer la guerre en Irak avec le 11 septembre me paraît pour le moins curieux: si vous voulez comparer, comparez le nombre de morts causés PAR DES GUERRES ou PAR LE TERRORISME, mais ne mélangez pas les deux.
Autant dire que les anti-nazis ne le seraient pas si les nazis n'étaient pas trop blonds aux yeux bleus à leur goût.
On nage dans le n'importe quoi.
Nous avons donc rigoureusement le même point de vue à ce sujet, c'est simplement la définition du racisme qui est particulièrement floue et permet de qualifier de "raciste" n'importe quoi qui est critique envers des étrangers, des musulmans, des juifs, etc...
Le racisme et l'incitation à la haine raciale présupposent une intention dolosive, une intention qui n'est évidemment pas démontrable objectivement, pour la bonne et simple raison qu'une intention n'est connue que de celui qui pose un acte et non des autres qui n'en sont que les témoins.
Vous seule connaissez vos intentions à l'égard des musulmans, et moi seul connais les miennes. A partir de vos actes, et des miens, on peut supposer n'importe quoi et nous traiter tous les deux de racistes, ou pas.
Savez-vous comment jugent les magistrats ? Ils partent de la fin, de la décision de culpabilité ou d'acquittement, sur base de leur sentiment, puis ils reconstituent le raisonnement de motivation à l'envers, pour justifier leur propre impression de départ.
Je peux écrire, si vous le voulez, un jugement extrêmement bien motivé qui vous condamne pour racisme, comme je peux en écrire un autre qui m'acquitte...
C'est mon adhésion au FN qui rend mes actes "racistes" : si j'avais été membre du MR, les MÊMES écrits, les MÊMES paroles auraient été considérées comme non-racistes...
C'est exactement comme quand un Arabe est soupçonné de vol : il est condamné non parce qu'il existe des preuves qu'il a volé mais bien parce qu'il est Arabe et que les Arabes sont réputés être des délinquants...
Qui plus est, je vois tout de même une différence entre les victimes civiles et les victimes militaires. Et le terrorisme, par définition, ne touche que des civils.
A Monsieur Nurani. Votre discours "anti colonialiste" à la Besancenot, Buffet et autres Krivine gauchistes de la plus gauche gauche, possède l'actualité d'un film de Mélies. J'aimerais rappeler que si les vilains colonisateurs qui, parmi tant d'autres crimes, ont eu le malheur de ruiner en Afrique le commerce d'esclaves florissant des ….Finois, ont depuis belle lurette quitté l'Afrique et l'Asie, les terres conquises, et civilisées e.a. par l'imposition de la sharia, le sont toujours près de mille ans après. Alors, qui sont les colonisateurs.