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Le 6 mars 2013: conférence à Virton à 20h sur le thème "Lutter contre l'islamisme, est-ce faire le lit de l'extrême droite ?" A la salle « Nos Loisirs », rue Léon Colleaux à Saint-Mard (Virton). Participation aux frais : adultes : 3 euros ? étudiants : 1 euro. Renseignements: 063/57 93 55

Le 7 mars 2013: séance de signatures de "La neutralité n'est pas neutre !" à la Foire du Livre de Bruxelles, de 17 à 18h, sur le stand La Muette/Interforum.

Le 8 mars 2013 à 20h: Journée internationale des droits des femmes à Neupré. "Femmes des années 2000: Anne-Joëlle Philippart, Nadia Geerts et Natacha Kowalski". "La soirée sera colorée musicalement par le récital "Portraits de Femmes", kaléidoscope lyrique autour des grandes figures amoureuses et romantiques de l'Opéra et de la mélodie..."

Le 20 mars 2013 à 19h : Conférence-débat "L'égalité hommes-femmes au regard de la laïcité de l'Etat", organisée par les Femmes MR de Schaerbeek. Intervenants: Nadia Geerts, (auteure, initiatrice du R.A.P.P.E.L, professeur de philosophie); Viviane Teitelbaum (auteure, députée MR, Présidente du Conseil des Femmes, licenciée en journalisme et relations internationales); Georges Verzin (chef de groupe MR au conseil communal de Schaerbeek, licencié en sciences politiques, diplomatiques et financières, également actif au sein du R.AP.P.E.L.).  Au Centre culturel de Schaerbeek, rue de Locht 91-93 à 1030 Schaerbeek.

Le 23 mars 2013 à 11h30, conférence et vin philo sur le thème "Liberté et transgression", dans le cadre du Festival Philo Escales à la Ferme du Biéreau, Louvain-la-Neuve. Plus d'infos sur http://www.escales.be/LIBERTE-ET-TRANSGRESSION-par-Nadia-Geerts-Conference-Vin-philo_a74.html

Texte Libre

Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 20:10

Que ce soit dans les débats sur le voile (à l’école, au parlement), sur la burqa ou sur le burkini, toujours les débats se polarisent autour de la question de la liberté et de l’émancipation individuelles. Et certes, on peut considérer comme un progrès que des femmes qui auparavant étaient cloîtrées chez elles sortent désormais en rue, fut-ce en burqa. En vertu de ce prisme, s’opposer à la burqa revient à être d’emblée suspect de préférer des femmes cloîtrées et soumises à des femmes qui auraient trouvé des moyens qui leurs sont propres d’accéder progressivement à l’émancipation. Bref, nous serions, consciemment ou non, les empêcheurs de s’émanciper en rond, prisonniers du carcan de nos préjugés et autres valeurs dites occidentales.

Or, il me semble que cette interprétation centrée sur l’individu est à pour le moins insuffisante.

 

Tout d’abord parce que, si interdire la burqa au nom de la laïcité me paraît en effet un non-sens s’agissant d’un individu déambulant dans un lieu public, il ne me paraît en revanche pas dénué de bon sens d’exiger que toute personne y soit identifiable. Sous la burqa, ou sous un niqab parfois complété d’une paire de lunettes noires, comment reconnaître la maman d’un enfant venant le récupérer à la sortie de l’école, par exemple ? Ou plus largement, comment s’assurer qu’on a bien devant soi celle que la porteuse de burqa prétend être ?

Accepter un espace public dans lequel déambuleraient des fantômes inidentifiables, c’est saper le fondement même du vivre ensemble, qui fait du contact visuel, et plus largement du visage, un médium essentiel.

C’est donc d’un point de vue de sécurité, mais aussi de minimum minimorum du vivre ensemble, que l’on peut à bon droit interdire la burqa.

 

Faut-il pour cela créer une nouvelle loi, ou aurait-on dû, comme le disent certains, se borner à rappeler (comme l’ont fait certaines communes bruxelloises) ce très vieux règlement de police qui interdisait de se promener masqué en-dehors des périodes de carnaval ?

On peut en effet considérer que cette dernière manière de faire aurait suffi, et qu’interdire nommément la burqa équivaut, volontairement ou non, à « stigmatiser toute une communauté », leitmotiv ô combien à la mode.

 

Cependant, il y a une dimension de la burqa qui la rend foncièrement différente du masque de Mickey : La burqa, comme le rappelle Fiammetta Venner, « est un symbole de soutien à des régimes qui lapident, mutilent, discriminent »[1]. Peut-être ce soutien est-il inconscient, mais qu’importe. Est-ce que sous prétexte qu’un jeune énergumène se serait dessiné une croix gammée sur le bras sans savoir ce qu’elle signifie, il faudrait s’abstenir de lui rappeler que la vision de ce symbole nous est intolérable ?

Comment mieux exprimer aujourd’hui son rejet de la société occidentale, de la démocratie, des droits de l’homme, de l’égale dignité des hommes et des femmes, de l’Etat de droit et j’en passe, qu’en revêtant ce scandaleux sac de toile qui est, pour tant de femmes dans le monde, la condition sine qua non pour que leur présence soit tolérée (je dis bien tolérée, et non pleinement acceptée, comme un droit) dans les lieux publics ?

Comme l’écrivait Elisabeth Badinter dans son « Adresse à celles qui portent volontairement la burqa », « En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l'offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos soeurs opprimées qui elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. »[2]

 

De deux choses l’une donc :

Soit cette odieuse burqa est portée de manière volontaire, et elle signifie non seulement un rejet des principes fondateurs de notre société, mais encore une approbation, consciente ou non, de régimes qui ont transformé les femmes en sous-êtres (sans même parler ici du sort réservé aux homosexuels, par exemple), et nous avons le droit de dire que ce choix, d’une extrême violence symbolique, n’est pas compatible avec le vivre ensemble auquel nous sommes attachés.

Soit cette burqa est imposée à de malheureuses femmes qui sont ainsi enfermées en permanence, même dehors, d’une manière qui nie radicalement leur droit élémentaire à la dignité, à la liberté et à l’égalité, et nous devons à toute force les aider, par des moyens qui ne peuvent être que contraignants.

 

En n’oubliant jamais que ce combat oppose, non pas, comme d’aucuns aimeraient le faire croire, une culture à une autre, voire une hypothétique communauté à une autre, mais les démocrates soucieux de défendre les principes fondateurs de nos Etats de droit à ceux qui les haïssent pour les libertés qu’ils garantissent. La question, vue sous cet angle, n’est plus de savoir ce que nous, démocrates, sommes prêts à tolérer, mais auxquels de nos principes fondateurs eux, promoteurs de la burqa, et elles, adeptes de la burqa, sont réellement prêts à souscrire. 



[1] http://www.marieclaire.fr/,port-de-la-burqa-pour-ou-contre-en-france,20187,33541,2

[2] http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2009/07/27/elisabeth-badinter-s-exprime-sur-la-burqa.html

Par Nadia Geerts - Publié dans : Société
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Commentaires

Prenez garde de ne pas tomber dans une obsession ou vous distingueriez très mal le contenu du contenant au nom de valeurs que vous ne respectez pas vous mêmes.
Commentaire n°1 posté par Thierry le 15/09/2009 à 14h17
Burqa: il est démocratique de réaffirmer notre attachement urgent aux principes.

Démocratie: il est urgent de nous attacher à la Burqa comme principe d'affirmation.

Commentaire n°2 posté par Marc le 15/09/2009 à 16h54
Nos principes fondateurs... des principes de surface !
Ces pays où  femmes et hommes sont lapidés, on n'hésite pas au non des principes fondateurs à faire du business, à signer de juteux contrats, à y pratiquer même l'esclavage... Principe fondateurs ???
Les femmes belges ne peuvent pas adopter le style vestimentaire des femmes de la péninsule arabique mais les politiques, les entreprises belges peuvent s'associer, s'alier avec ces entreprises et ces régimes ? Il n'y aucune cohérence dans votre position. La Belgique a reconnu le culte islamique en 1974 par le biais à l' Arabie Séoudite.Quand le roi Baudouin offrait un pavillon au roi Faycal pas loin des institutions européennes. Ce n'était pas uniquement pour le plaisir d'offrir un pavillon au roi Faycal. Il y a eu de savoureux contrats qui sont passés derrière, ce qui a également contribué au développement de la Belgique. Il ne faut pas le nier. Il est injuste aujourd'hui de reprocher UNIQUEMENT aux musulman(e)s les conséquence d'une décision politique qui a pu profité à l'ensemble de la société.

Pour information, Elisabeth Badinter déshumanise les femmes voilées d'où l'indifférence totale des médias, des associations de femmes,... au meurtre de Marwa. Principes fondateurs ou maquillages ?
 
Commentaire n°3 posté par F.Z. le 15/09/2009 à 19h30
Que savez-vous de la cohérence ou de l'absence de cohérence de ma position ? Pensez-vous sérieusement que les citoyens qui réprouvent la burqa approuvent les relations économiques maintenues avec des pays qui traitent ainsi les femmes ? J'ignorais que la Belgique pratiquait aujourd'hui l'esclavage, mais soit, vous savez combien mon ignorance est crasse...
En réalité, vous vous fichez de ma position: vous nous parlez ici de celle de "la Belgique" cette entité indifférenciée... Vous rendez-vous compte que vous agissez exactement comme ceux qui essentialisent "les musulmans", "les Arabes", etc.
Dernière chose: vous persistez à ne pas comprendre que j'en veux moins aux musulmans (cette entitié indifférenciée, n'est-ce pas), qu'aux politiques belges qui par naïveté ou électoralisme pratiquent une politique relativiste désastreuse.
Réponse de Nadia Geerts le 16/09/2009 à 08h35

Je ne sais pas pourquoi à chaque fois que vous écrivez des articles vous laissez transparaitre une certaine forme de naïveté voire d’innocence quand on sait le parti-pris que vous portez sur la question. Il n’y a qu’à compter le nombre d’articles sur le sujet (aujourd’hui le voile est devenu l’égal de la burqua) pour infirmer cette innocence et ses questions faussement objectives.

« La burqua est un rejet des principes fondateurs de nos sociétés et une approbation des régimes qui ont transformé les femmes en sous-être (…) et nous avons le droit de dire que ce choix, d’une extrême violence symbolique, n’est pas compatible avec le vivre ensemble auquel nous sommes attachés». Plus c’est gros, plus ca passe. En vérité, même le Vlaams Belang et (Nadia ?) Geert Wilders ne demandaient pas mieux que d’avoir des militants laïques comme vous. Brillant exposé ! Vous en super héros ?!  Allons donc ! Il faut plus d’une hirondelle pour  annoncer le printemps et plus d’une Nadia Geerts pour sauver ses filles et la laïcité au passage !

Je déteste qu’on parle au nom des autres surtout quand on ne les connait pas mais si en plus on vient écrire que le seul but de ces « symboles » c’est de soutenir des régimes de terreur et se mettre contre la loi, là la grossièreté concurrence l’ignorance.

En tous cas ce que ces affaires de voiles laissent surtout apparaitre c’est un féminisme agressive et arrogant et une laïcité impériale et d’expulsion qui ne connait l’Autre que par l’affichage de ses « valeurs » qu’il croit supérieur. De là des arguments d’extrême droite : nous et nos valeurs nobles contre eux et leurs cultures archaïques. La bassesse n’égale que la fausse innocence. Beau cocktail en vérité… J’y reviendrais.

Commentaire n°4 posté par Farida le 16/09/2009 à 01h37
Je n'ai jamais écrit que le seul but des femmes qui portent la burqa était de soutenir des régimes de terreur; j'ai écrit que SI elles étaient conscientes de ce que la burqa signifie en termes d'oppressions, ALORS choisir de porter la burqa équivalait à un soutien à des régimes de terreur.
Pour le reste, quoique j'aie grand plaisir à bavarder avec vous, je vous demanderai de soigner à l'avenir votre argumentation, dont vos invectives ne sauraient faire office.
Réponse de Nadia Geerts le 16/09/2009 à 08h39
Je m'inquiète aussi face au port grandissant du voile (et de ses variantes, du foulard blanc sur vêtements occidentaux au voile noir qui complète des vêtements noirs, etc.) - Je m'inquiète face au fait que des intellectuels et / ou des politiques (parfois humanistes, parfois de "gauche"), voire des femmes notoirement féministes non seulement acceptent le port du voile comme un élément sous lequel on garde sa liberté, mais se prononcent contre les arrêtés ou les lois qui légifèrent (enfin?) sur cette question.

Et certes, ce n'est pas une obsession chez moi (mais lutter contre les agressions faites aux femmes ne constitue pas une obsession, loin de là, mais un choix de lutte humain et politique), mais je partage de loin les préoccupations de l'auteure du blog.

Je ne sais pas si je peaufine bien mes arguments mais je ne puis m'empêcher d'exprimer mon inquiétude. J'observe beaucoup les jeunes et les moins jeunes, les filles et les garçons, les femmes et les hommes quand je me promène. Vivant dans un environnement très multiculturel (et appréciant d'ailleurs cela), je constate tout de même une grande disparité entre la tenue, disons des jeunes hommes et celle des jeunes filles. Argumentation par l'absurde, et si l'on voilait des hommes n'est-ce pas, ce qui contribuerait à leur imprimer à maintien modeste, au lieu de voiler des femmes? 

J'ai lu effectivement souvent que sous le voile, il peut y avoir une liberté. Cet argument, je l'ai même souvent relu sous des plumes, plutôt libérales à l'égard du voile. Je garderais certainement mon sens de la liberté si je me décidais à porter un foulard, mais je n'aimerais pas que l'on me l'impose. Je n'aime pas l'idée qu'on aurait pu m'éduquer en m'obligeant à porter le voile, sous un prétexte religieux ou moral quelconque, dès lors que cela devient une obligation / et donc a contrario une interdiction.

Quant au port de la burquah, il est effrayant. C'est une variante purement et simplement extérieure de l'enfermement des femmes anciennement pratiqué en Orient. Essentiellement du fait des hommes (même si une large part peut être plus libérale), et décrétée politiquement et légalement par des autorités. Lesquelles peuvent décider aussi (cfr. l'Indonésie) de rétablir la lapidation à mort... Nous n'en sommes pas là, certes, et même, nous tâchons plutôt de faire marche contraire...

Marche contraire (cfr. En communauté flamande) : je pense que l'on devrait plutôt s'en réjouir...
Commentaire n°5 posté par Pivoine (MF) le 16/09/2009 à 13h26

"La burqa est un symbole de soutien à des régimes qui lapident, mutilent, discriminent"

Sans vouloir discuter cet argument assez grotesque, permettez-moi de poser une question. Pérorant, comme à son habitude, sur un sujet dont-elle ignore tout (en l'occurance la question de l'islamisme en Turquie), Caroline Fourest (qui je crois est proche de Mme Venner) a écrit qu'il faut, s'agissant des pays musulmans, "laïciser avant de démocratiser".

Je ne m'étendrai pas sur le fait que de tels propos témoignent d'un esprit colonialiste assez extraordinaire, car il y pire. Pour information, "laïciser" est ce que font bon nombre de régime arabes et musulmans depuis des décennies, mais au final on n'a toujours que des dictatures abominables (Tunisie, Libye, Syrie, Algérie, etc.).

J'en conclus donc, puisqu'elle considère que la démocratisation ne doit venir que quand ces populaces sauvages auront enfin compris les bienfaits de la laïcité, que Mme Fourest soutient (explicitement, pas symboliquement) des régimes qui ne lapident peut-être pas, mais torturent et exécutent à grande échelle. 

Question : faut-il interdire Caroline Fourest ? Ca ferait des vacances aux lecteurs du Monde.

 

Commentaire n°6 posté par Ahmad Nurani le 16/09/2009 à 20h02
Monsieur Nurani,

Si vous avez des questions à poser à Mme Fourest, je vous suggère de vous adresser directement à elle. Mais un conseil: allez à l'essentiel, sans vous encombrer de parenthèses sur sa proximité supposée avec Mme Venner, qui n'ont, si je ne m'abuse, aucun rapport avec la question que vous souhaitez lui poser.
Réponse de Nadia Geerts le 16/09/2009 à 20h09
"Proximité supposée", c'est assez amusant : Fourest et Venner ont écrit un livre ensemble sur les fondamentalismes religieux ! Je me permet donc d'imaginer qu'elles partagent un certain nombre d'opinions sur la question.

Je vais arrêter de faire le naïf, je sais parfaitement que toutes deux sont aussi bruyantes quand il s'agit de condamner le "soutien", même "inconscient" à des régimes qui "voilent et lapident", que silencieuses voire carrément complaisantes à l'égard des dictatures "laïques" (cfr l'amour de Mme Fourest pour la glorieuse armée turque).

Puisque vous citez copieusement l'une et l'autre, il ne me paraît pas sans intérêt de rappeler à vos lecteurs les zones d'ombres de la "pensée" de ces deux combattantes de la liberté à géométrie variable.

Commentaire n°7 posté par Ahmad Nurani le 17/09/2009 à 00h24
Je ne vois pas l'intérêt de poursuivre cette discussin avec vous, alors qu'elle concerne en réalité un différend que vous avez avec Mme Fourest, que, soit dit en passant, je n'ai pas l'impression de "citer copieusement". Concernant la Turquie, il m'étonnerait que Mme Fourest en fasse l'éloge, mais passons. Personnellement, j'ai toujours à la fois admiré le processus de laïcisation entrepris par Atatürk et déploré le fait que la laïcité turque ne doive sa survie qu'à l'armée et à un système politique fort peu démocratique.
Réponse de Nadia Geerts le 17/09/2009 à 09h44
Il n'y a pas une seule ligne sur votre blog où vous critiquez les relations Belgique - Pays de la Péninsule Arabique !!!
Je ne vois pas d'article " Relations avec les Pays de Péninsule: : il est urgent de réaffirmer notre attachement aux principes démocratiques." Plus généralement, je n'ai jamais lu un seul l'article dans la presse belge critiquant ces relations.
(si vous en connaissez n'hésitez à pas me les communiquer). Par contre, on dénombre une pluie d'articles stigmatisant les musulman(e)s de Belgique, ceux qui n' ont pas de pouvoir économique ( n'est ce pas).
 
Quels types de contrat de travail sont proposés aux indiens, chinois, philippins, etc par les sociétés belges de constructions associé aux entreprises Émiratis ? Et dans quelles conditions de travail ? A quel niveau, les contrats entre les entreprises belges et émiratis sont-ils signés ? Permettez moi vous juste de vous rappeler que l'esclavage a été autorisé sur le territoire belge: http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/431507/esclaves-chez-les-princesses.html
 
Pourquoi dans les années 60/70, la Belgique avait temps besoin de l'Arabie Séoudite ? ( régime de terreur comme vous écrivez).Dans les années 60/70, les femmes séoudiennes portaient déjà le Niqab. Quand les dirigeants belges ont reconnu l'islam par le biais de l'Arabie Séoudite, ils ne pouvaient pas ignorés la situation en Arabie et que l'islam Séoudien allait naturellement influencé le nouvel islam "belge" ? Où étaient les fameux Principes Fondateurs à ce moment là ?
 
 
Commentaire n°8 posté par F.Z. le 17/09/2009 à 20h54

Vous commencez à me fatiguer avec vos sempiternelles jérémiades sur la stigmatisation dont les musulmans de Belgique sont victimes. OK, le racisme existe, et c'est sûr, il y a des gens qu'un islam revendicateur inquiète à juste titre. Mais je pense qu'il est au moins aussi désagréable pour un Juif en kippa ou un couple homosexuel homme de se ballader dans certains quartiers à forte population d'origine étrangère que pour un musulman de se ballader à Uccle ou à Woluwe-Saint-Lambert !
Quant au reste, j'implore instamment votre pardon pour les crimes commis par la Belgique à une époque où je n'étais pas née, ou à peine. Vous avez raison: au vu de ces scandaleuses alliances, nous n'avons plus, nous et nos descendants, qu'à courber l'échine humblement: que les femmes portent la burqa massivement, ce sera une manière de faire amende honorable. Et tant qu'on y est, instaurons également la charia et la lapidation en place publique des homosexuels et des femmes adultères. Ce ne sera qu'un juste retour des choses. Mais bon, c'est un peu con, remarquez, pour les femmes musulmanes qui espéraient justement ne jamais revivre tout ça...

Mais j'oubliais: on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs !

Réponse de Nadia Geerts le 18/09/2009 à 08h35
C'est bien le problème que j'ai avec vous et vos semblables. Comment peut-on admirer un régime comme celui d'Atatürk ? C'était un régime fascisant avec un culte du chef digne de celui de Staline ou d'Hitler. Evidemment, sa grande qualité, du point de vue des Européens ethnocentristes, était de vouloir faire de la Turquie une copie conforme des nations européennes, jusqu'à la caricature (l'alphabet latin, l'obligation de porter la casquette par exemple).

Pour votre information, sous l'actuel gouvernement "islamiste", la Turquie connaît le système le plus démocratique de la période contemporaine, l'influence de l'armée a été réduite, le gouvernement a ouvert des pourparlers avec l'Arménie (ce sont les "laïcs" kémalistes qui s'y opposent, craignant qu'on ne remette sur la table la question du génocide arménien). Avec les Kurdes, l'AKP est beaucoup plus conciliant (et le dossier avancerait plus vite si l'armée n'entretenait pas le conflit dans le Sud-Est). Mais évidemment, ce gouvernement a le tort de vouloir autoriser le foulard à l'université. Houh, les dangereux fondamentalistes. Vivement que l'armée revienne !

Personnellement, je n'ai pas l'habitude de dire à mes voisins comment ils doivent éduquer leurs enfants et ranger leur maison. Pourquoi ne pas leur f... la paix à ces peuples musulmans ? S'ils choisissent démocratiquement des partis islamistes, en quoi cela nous regarde-t-il ? Comment peut-on leur souhaiter de rester sous des dictatures militaires parce qu'ils nous plaît de les voir se faire "laïciser" de force ? C'est une logique typiquement colonialiste.
Commentaire n°9 posté par Ahmad Nurani le 18/09/2009 à 01h58
Bon, clarifions les choses: je n'admire pas les aspects dictatoriaux du régime turc, évidemment. Mais la démocratie n'étant pas très répandue dans les pays musulmans, permettez-moi de préférer tant qu'à faire une dictature laïque à une dictature religieuse, toutes choses étant (si elles le sont) égales par ailleurs.
QUoi qu'il en soit, je pense f... globalement la paix aux peuples musulmans, ne parlant de la Turquie par ex. que lorsque vous me questionnez à ce sujet.
Réponse de Nadia Geerts le 18/09/2009 à 08h44
Vous avez raison: au vu de ces scandaleuses alliances, nous n'avons plus, nous et nos descendants, qu'à courber l'échine humblement: que les femmes portent la burqa massivement, ce sera une manière de faire amende honorable

Si vous réprouvez le port du niqab et en même temps les relations Belgique - pays de la Péninsule Arabique. Pourquoi vous n'écrivez rien à ce sujet, pourquoi vous ciblé uniquement celles qui portent la tenue des femmes d'Arabie ? Au nom des principes fondateurs et pour être cohérente, vous devriez critiquer le port de ce vêtement par des citoyennes belges  ET les politiciens belges qui entretiennent ( de nos jours ) des relations avec ces États (de terreur comme vous dites).
Commentaire n°10 posté par F.Z. le 19/09/2009 à 20h35
Je ne me prive jamais de critiquer les conditions dans lesquelles l'islam de Belgique s'est implanté, avec appel direct à l'Arabie Saoudite en échange de contrats économiques juteux. Mais mon angle d'approche est l'ici et maintenant, d'une part, et la laïcité de l'autre.
Réponse de Nadia Geerts le 20/09/2009 à 19h29
"permettez-moi de préférer tant qu'à faire une dictature laïque à une dictature religieuse"

Bravo Madame Geerts, désormais nous savons tout l'attachement que vous portez à la démocratie...

Et bien sûr que non, on ne peut vous permettre de préférer une dictature laïque à une dictature religieuse.
Commentaire n°11 posté par Dodi le 19/09/2009 à 23h56
J'ai écrit "toutes choses étant égales par ailleurs", et je pense que la Turquie est à tout prendre moins dictatoriale que le Yémen. Mais en effet, choisir entre la peste et le choléra, c'est impossible.
Réponse de Nadia Geerts le 20/09/2009 à 19h33
On passe de principes fondateurs, à laïcité. Des mots ...
Dans l'ici et maintenant, la Belgique ( le gouvernement belge) entretient de très belles relations avec les Pays de la Péninsule Arabique....et pourtant je n'ai jamais lu un seul article où vous critiquez ces relations. J'imagine que cela doit être plus compliqué ( voire plus risqué) que d'attaquer sans cesse les musulmanes.Principes fondateurs, évidemment !!! 
Commentaire n°12 posté par F.Z. le 22/09/2009 à 20h29
Je n'attaque pas les musulmanes, même pas les musulmans, mais ceux qui - au nom de l'islam, réclament une tolérance indue pour des pratiques inacceptables. A moins que vous défendiez la burqa ? - au nom de la tolérance, refusent de voir le danger d'un islam politique agissant et se servant du voile comme cheval de troie. Mais si vous voulez dresser la liste de tout ce dont je ne parle pas, ne vous gênez surtout pas... Si vous voulez, je pourrai dresser à mon tour une liste des articles auxquels vous ne réagissez jamais.
Réponse de Nadia Geerts le 24/09/2009 à 11h45
Vous parlez de principes fondateurs, de nations de terreurs vis-à-vis des pays de la péninsule arabique, de citoyennes belges portant le niqab qui soutiendraient quelque part ces régimes, mais pas un mot sur les politiciens belges qui montent et descendent les marches avec des dirigeants "totalitaires", qui signent des contrats, etc ...Le Mur de Berlin a bien chuté, enfin il me semble. Les gouvernements sont-ils concernés par les principes fondateurs ?
Je ne suis pas opposé au port du Niqab, je suis pour la liberté.
Mais je déconseillerai de le porter en Belgique. Excepté pour les saoudiennes et émiraties qui viennent profiter de la pluie en Belgique. Elles pourront le porter sans problème avec ou sans loi.
Commentaire n°13 posté par F.Z. le 24/09/2009 à 21h23

Chere nadia,

En France aussi le debat est lancé concernant la burqua,moi en tant que Français et mesulman à la fois, je ne crois pas que la majorité des femmes peut se permettre d'imposer une tenue vestimentaire à une minorité, certains disent qu'ils faut l'interdire pour respecter les principes de laicité,etonnante réponse, la laicité c'est la séparation de la réligion et de l'Etat ,alors que justement le fait que l'Etat intervienne pour interdire la burqua porte atteinte à la laicité. faire une loi pour interdire la burqua ne réglera pas ce probléme car comment peut on appliquer cette loi? légiférer sur ce probléme portera atteinte à tous les mesulmans non seulement en europe.je pense que pour régler cela il faut traiter les problémes au cas par cas car chaque problème est spécifique. j'espère que vous etes d'accord avec mon analayse. j'attend votre réponse.

Commentaire n°14 posté par ahmed le 29/09/2009 à 03h43
Bonjour,

Pour moi, la burqa n'est pas un problème de laïcité: la laïcité n'a pas pour mission d'interdire des tenues dans les lieux publics, mais uniquement de préserver la sphère de l'Etat de l'immixtion du religieux.
Cela dit, je n'estime pas non plus que la burqa soit un vêtement. C'est, soyons clairs, un immonde sac destiné à dissimuler totalement la femme, corps et visage.
C'est pourquoi j'estime que si la bursa ne peut être interdire au nom de la laïcité, elle doit l'être pour d'autres raisons, développées dans cet article.
Réponse de Nadia Geerts le 29/09/2009 à 16h08

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Ce blog se veut, entre autres choses,  un espace de libre critique des tentatives d'immixtions du religieux dans le champ du politique - de la res publica -, partant du principe que seule la laïcité de l'Etat permet la coexistence de diverses sensibilités philosophiques et religieuses, sans qu'aucune d'elles ne prétende écraser les autres. Ni religion d'Etat, ni athéisme d'Etat, mais la conviction que nos options religieuses et philosophiques sont affaire privée, au même titre que notre sexualité.
Comme fil conducteur, l'humanisme, qui récuse l'enfermement de qui que ce soit dans des catégories qu'il n'a pas choisies, au nom de sa sacro-sainte appartenance à la communauté, quelle qu'elle soit.

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