Bonjour !

    

 

 


 

 

 

  

Agenda

Le 10 novembre à 20h, débat organisé par la "Coordination des femmes solidaires" avec le soutien du Centre culturel, sur le thème "Laïcité, où sont les progressistes ? ", avec Nadia Geerts, Philosophe, initiatrice du R.A.P.P.E.L. (Réseau d'Action pour la Promotion d'un État Laïque) et Inés Wouters, Avocate au Barreau de Bruxelles, spécialisée en droit des minorités religieuses. Adresse: Bibliothèque Soreil, rue Jamar à Ans.

Le 11 novembre à 20h, conférence-débat sur la question du voile à la Chapelle, rue des Telliers à Mons

Le jeudi 12 novembre 2009 à 19h30: LES ENJEUX DE LA LAÏCITE EN 2010 - Conférence organisée par l’U.A.E., en collaboration avec le C.A.L., le R.A.P.P.E.L. et le LIBREX.

Séparation Eglise / Etat : comment et avec qui ? (Pierre Galand)
Financer les cultes ou les crèches : quels choix de société pour le 21ème siècle ? (
Chemsi Cheref Khan)
La question du port du voile : enjeu symbolique de la laïcité aujourd’hui ? (
Nadia Geerts)
Laïcité, droits et libertés individuels (Nadine Rosa-Rosso)

Laïcité et santé (Elie Cogan)

Modérateur : Eddy CAEKELBERGHS

Lieu : Salle Dupréel

Institut de Sociologie

Av. Jeanne, 44 – 1050 Bruxelles

 

PAF :

UAE, ULB, CEPULB, Extension ULB : 5 €

Extérieurs : 10 €

Etudiant : gratuit

 

Réservation : Secrétariat de l’UAE – uae@ulb.ac.be

 

Le 17 novembre, conférence à la maison de la laïcité de Frameries sur "La question du voile en Belgique".

Le 4 décembre à 13h, conférence à Pensée libre pour l'Europe, Salle Jean Monnet, rest. l’Atelier européen, rue Franklin 28, 1040 Bruxelles. Thème: "La laïcité, outil du vivre ensemble".

Inscription préalable par e-mail à Penseelibrepourleurope@skynet.be ET en virant à l’avance 12€40 p.p. (assiette froide+1 boisson) sur le compte n°310.1386083.39 de Pensée libre pour l’Europe avec mention 123. (Si payement sur place : 15€).

En cas de désistement signalé à temps, la somme versée sera reportée sur une prochaine activité.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur http://users.skynet.be/penseelibre.

Texte Libre

La Louvière 9 sept. 2008

Mercredi 14 mars 2007

Comme on pouvait le craindre, la conférence de Caroline Fourest à l’ULB hier soir fut émaillée de divers incidents. Tentatives de chahut organisé, invectives, insultes, déploiement d’un calicot (faute d'orthographe comprise) et autres apostrophes irresp ectueuses, et jusqu’à une pitoyable tentative d’entartage.

 

Ce texte a été republié sur le site de Caroline Fourest (http://carolinefourest.canalblog.com/).

Malgré l’hostilité palpable de cette minorité d’agitateurs, Caroline Fourest fit un exposé brillant, n’esquivant aucune question, les précédant même en abordant spontanément la question ô combien sensible de la présence refusée de Tariq Ramadan dans cette même enceinte. Bien plus qu’à un exposé sur son dernier livre, Le choc des préjugés, on eut droit à un balayage très large des réflexions, travaux et engagements de Caroline Fourest, allant de sa militance en faveur des libertés sexuelles à sa critique de la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy, en passant bien évidemment par sa dénonciation radicale des intégrismes, le tout sur fond d’exhortation à refuser le simplisme réducteur, les amalgames et la lâche complaisance face à l’extrémisme, d’où qu’il vienne.

 

 

 Face à elle, les agitateurs furent bien incapables de formuler une quelconque critique argumentée de ses thèses. Ce n’était d’ailleurs manifestement pas pour cela qu’ils étaient venus, mais pour saboter le « débat contradictoire », débat qu’ils semblaient pourtant farouchement déterminés à défendre lorsqu’il s’agissait de s’opposer à l’interdiction faite à Tariq Ramadan de revenir exposer ses idées au sein de l’ULB.

 

 

 Est-ce cela, les chantres du libre examen ?

 

 

 De toute évidence, ceux-là n’ont rien examiné, et revendiquent la liberté d’expression tout en n’ayant rien à exprimer d’autre que leurs vociférations haineuses. Dans ce pathétique concert, l’un d’eux trouva le moyen de beugler que toute idée était dogmatique. Manière de discréditer par avance tout effort d’arrachement aux préjugés qui caractérise précisément le libre examen.

 

 

 Le summum du ridicule fut atteint quand, au conseil de Caroline Fourest de prendre le temps de lire les écrits de Tariq Ramadan pour se faire une idée de sa pensée, l’un des vociférateurs hurla « Vous savez bien que personne ne va le faire ! ».

 

 

  Bien sûr, ces agitateurs ont le droit inaliénable d’être ignorants, de vouloir le rester et d’en être fiers. De même qu’ils ont le droit de préférer les insultes, quolibets, tartes à la crème jetées en pleine face et autres grossièretés à la critique, même virulente, des idées d’autrui.

 

 

 Mais il y a fort à parier qu’ils n’auront convaincu personne par leurs gesticulations clownesques. Et que, hélas pour eux, ils auront même réussi à jeter le discrédit sur le camp de ceux qui tentent, en toute honnêteté intellectuelle et avec des arguments dignes de ce nom, de faire valoir une autre conception du libre examen que celle préconisée par le rectorat de l’ULB.

 

 

 Puisque « chantier valeurs » il y a, ne devrait-il pas s’atteler de toute urgence à promouvoir une authentique culture du débat démocratique, faite d’esprit critique, mais aussi d’intelligence, d’écoute et de respect mutuel ? Caroline Fourest nous a donné hier une leçon magistrale de ce point de vue, supportant sans se départir de son calme la mauvaise foi et les atteintes les plus flagrantes à sa liberté d’expression, répondant à toutes les questions avec honnêteté, clarté et intelligence, et acceptant même de poursuivre la discussion après un pathétique attentat pâtissier et en présence de sa triomphante auteur.

 

 

 À ces agitateurs d’hier, je voudrais dire ceci : si vous voulez le débat, il va falloir apprendre à débattre. Est-ce trop demander à de futurs diplômés ( ?) de l’Université du Libre examen ?  

Par Nadia Geerts - Publié dans : Société
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Ce blog se veut, entre autres choses,  un espace de libre critique des tentatives d'immixtions du religieux dans le champ du politique - de la res publica -, partant du principe que seule la laïcité de l'Etat permet la coexistence de diverses sensibilités philosophiques et religieuses, sans qu'aucune d'elles ne prétende écraser les autres. Ni religion d'Etat, ni athéisme d'Etat, mais la conviction que nos options religieuses et philosophiques sont affaire privée, au même titre que notre sexualité.
Comme fil conducteur, l'humanisme, qui récuse l'enfermement de qui que ce soit dans des catégories qu'il n'a pas choisies, au nom de sa sacro-sainte appartenance à la communauté, quelle qu'elle soit.

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