Bonjour !

    

 

 


 

 

 

  

Agenda

Le 10 novembre à 20h, débat organisé par la "Coordination des femmes solidaires" avec le soutien du Centre culturel, sur le thème "Laïcité, où sont les progressistes ? ", avec Nadia Geerts, Philosophe, initiatrice du R.A.P.P.E.L. (Réseau d'Action pour la Promotion d'un État Laïque) et Inés Wouters, Avocate au Barreau de Bruxelles, spécialisée en droit des minorités religieuses. Adresse: Bibliothèque Soreil, rue Jamar à Ans.

Le 11 novembre à 20h, conférence-débat sur la question du voile à la Chapelle, rue des Telliers à Mons

Le jeudi 12 novembre 2009 à 19h30: LES ENJEUX DE LA LAÏCITE EN 2010 - Conférence organisée par l’U.A.E., en collaboration avec le C.A.L., le R.A.P.P.E.L. et le LIBREX.

Séparation Eglise / Etat : comment et avec qui ? (Pierre Galand)
Financer les cultes ou les crèches : quels choix de société pour le 21ème siècle ? (
Chemsi Cheref Khan)
La question du port du voile : enjeu symbolique de la laïcité aujourd’hui ? (
Nadia Geerts)
Laïcité, droits et libertés individuels (Nadine Rosa-Rosso)

Laïcité et santé (Elie Cogan)

Modérateur : Eddy CAEKELBERGHS

Lieu : Salle Dupréel

Institut de Sociologie

Av. Jeanne, 44 – 1050 Bruxelles

 

PAF :

UAE, ULB, CEPULB, Extension ULB : 5 €

Extérieurs : 10 €

Etudiant : gratuit

 

Réservation : Secrétariat de l’UAE – uae@ulb.ac.be

 

Le 17 novembre, conférence à la maison de la laïcité de Frameries sur "La question du voile en Belgique".

Le 4 décembre à 13h, conférence à Pensée libre pour l'Europe, Salle Jean Monnet, rest. l’Atelier européen, rue Franklin 28, 1040 Bruxelles. Thème: "La laïcité, outil du vivre ensemble".

Inscription préalable par e-mail à Penseelibrepourleurope@skynet.be ET en virant à l’avance 12€40 p.p. (assiette froide+1 boisson) sur le compte n°310.1386083.39 de Pensée libre pour l’Europe avec mention 123. (Si payement sur place : 15€).

En cas de désistement signalé à temps, la somme versée sera reportée sur une prochaine activité.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur http://users.skynet.be/penseelibre.

Texte Libre

La Louvière 9 sept. 2008

République

Dimanche 17 décembre 2006

Le ban et l'arrière-ban des supporters les plus ardents de la monarchie était présent ce dimanche midi sur le plateau de Controverses pour répondre doctement à la question "Prince Laurent: la tourmente ?" et démontrer en toute objectivité qu' "Il n'y a pas d'affaire Laurent" (Armand De Decker). Rudy Bogaert - qui fut précepteur du prince Laurent et qu'on a connu moins politiquement correct, notamment lorsqu'il présentait, en 2001, son protégé comme un véritable cancre - y alla de sa petite intervention pour affirmer que "Les dés sont pipés parce que le colonel Vaessen ne craint rien", comme si le prince Laurent craignait, lui, quoi que ce soit... et alla jusqu'à affirmer: "Je ne vois rien d'illégal là-dedans".  Isabelle Durant, comme on pouvait hélas s'y attendre, continua à piétiner les statuts de son parti, qui prévoient la suppression des privilèges de naissance et l'abolition, à terme, de la monarchie, en affirmant la bouche en coeur que "Ce n'est pas une affaire de la monarchie mais une affaire de détournements de fonds".

Christian Laporte rompit une lance en faveur du pauvre prince persécuté: "On essaie d'impliquer des gens qui n'ont pas le droit de se défendre", aussitôt relayé par Christian Cannuyer, qui crut utile de préciser que "Les princes ne sont pas au-dessus des lois, mais ont droit à la protection de leur vie privée", stigmatisant l'inconscience de ceux qui "causent des dégâts psychologiques dont ils ne mesurent peut-être pas l'ampleur".

Francis Balace communautarisa le débat en suggérant que la presse flamande exploitait une affaire juteuse médiatiquement, et Anna-Marie Lizin renchérit en rappelant sentencieusement qu'étaient actuellement en attente "une dizaine de propositions de révision, pratiquement toutes introduites par le Vlaams Belang", concluant - je vous le donne en mille - que "On voit donc très bien d'où viennent les attaques". Et la présidente du Sénat de se lancer dans un véritable éloge des trois rejetons royaux: "Ils sont tous les trois des sénateurs actifs, et moi j'aime bien ça", "Ils travaillent bien", "On est injuste à leur égard; ils essaient d'être utiles". D'ailleurs, Madame Lizin "se pose beaucoup de questions par rapport à ces attaques contre la monarchie". Elle voit dans cette "attaque permanente" une "tactique qui est d'affaiblir au travers de la monarchie l'instrument essentiel de la Belgique".

Christian Cannuyer alla jusqu'à affirmer "Nous sommes en République" prétendant que "Le traitement réservé au prince est identique à celui réservé à n'importe quel citoyen", contredisant ainsi sans le vouloir son compère Francis Balace qui avait affirmé un peu plus tôt que "Nous ne sommes pas dans un pays comme les autres" et que les princes et princesses, y compris lorsqu'ils sont onzième dans l'ordre de succession, "ne pourraient rien faire comme boulot".

Après un couplet désespérément jésuitique et creux du père Guy Gilbert demandant "que les médias ne jouent pas aux juges" et souhaitant un joyeux noël aux Belges unis autour de "Laurent et Claire dans leur crèche d'amour avec leurs trois enfants" on eut encore droit à une dernière salve de soutien au pauvre prince persécuté: Rudy Bogaert rappela que "On a souvent placé le prince dans des situations absurdes" et que "une armée de margoulins tourne autour de ces princes" pour "être couverts en cas d'ennuis". Et après Armand De Decker, qui demandait "Est-ce qu'un des trois enfants du roi peut prendre les risques d'une activité ordinaire ?"Isabelle Durant rappela qu'il fallait "leur permettre d'avoir des engagements".

 

Mes conclusions ?

Un: Il y a des pères fondateurs du socialisme qui doivent se retourner dans leur tombe en entendant Anne-Marie Lizin, et des écolos bien vivants qui ont dû avoir l'appétit coupé par les propos d'Isabelle Durant.

Deux: Manifestement, le décalage était grand entre les propos de ces "experts" et les interventions des téléspectateurs, qui tournaient majoritairement, d'après Pascal Vrebos - puisqu'en effet les téléspectateurs n'eurent quasiment pas droit à la parole lors de l'émission -, autour de la question "Pourquoi Laurent ne va-t-il pas travailler ?".

Trois: Personne sur le plateau n'a pu justifier qu'on ait créé un Institut tout spécialement pour fournir occupation, responsabilités et salaire plantureux (1 million de FB par mois) au prince Laurent. Seule Isabelle Durant a tenté de protester que c'était une noble cause (le développement durable, pas la thérapie occupationnelle offerte au prince !) mais elle oubliait manifestement qu'on n'avait pas attendu l'IRGT pour se préoccuper d'environnement. Ce qui pour une sénatrice écolo est tout de même un comble...

Quatre: Les larmes versées par Laporte, Balace, Cannuyer, Bogaert, Lizin et Gilbert sur le malheureux fiston n'auront sans doute pas fait pleurer dans les chaumières, puisqu'après tout le bon sens voudrait en effet que Laurent de Saxe-Cobourg soit traité comme tout le monde, sans privilège dû à son rang ou à sa naissance. Si Laurent avait été dès le départ traité comme n'importe lequel de ses concitoyens, il y a fort à parier que le juge d'instruction l'aurait entendu comme témoin, avant de décider ou non de son inculpation. Ce qui aurait coupé court aux éventuelles médisances.

Cinq: La monarchie a de toute évidence une armée de thuriféraires prêts à lever une armée de boucliers au moindre début d'attaque à la noble institution. Il faut dire qu'on compte parmi eux un baron et quelques ministres et/ou ministrables, nommés/nommables par le roi donc.

Six: Heureusement qu'existe le Cercle républicain pour faire entendre une voix dissonnante dans ce concert de louanges apitoyées...

 

Par Nadia Geerts
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Lundi 25 décembre 2006

Le roi m'a bluffée.

Dans son discours de Noël, de toute évidence, il m'a discrètement accordé son soutien, face à tous les Balace, Cannuyer, Laporte et consorts qui plaidaient encore il y a quelques jours sur le plateau de RTL-TVI pour qu'on laisse le fiston royal tranquille, ce pauvre hère qui ne peut même pas de défendre !

Le roi, lui, il l'a dit très clairement:

"Par ailleurs, il est souvent question ces temps-ci d'abus de biens sociaux et de ressources publiques. Je voudrais faire deux remarques à ce sujet.

1.Aucune personne n'est au-dessus de la loi et la Justice doit pouvoir faire son travail en toute indépendance. 2.Lorsque la justice établit des détournements, il me semble équitable que la réparation concerne tous ceux qui en ont tiré avantage."

J'imagine déjà le savon qu'il va passer à Anne-Marie et Isabelle, les rappelant à leurs devoirs de femmes politiques intègres et respectueuses des règles de l'Etat de droit qu'est la Belgique... Va-t-il encore accepter de les recevoir au palais, elles qui ont perdu de vue les principes fondamentaux qu'il vient de rappeler ? Et le père Gilbert, aura-t-il encore le droit de fouler les pelouses du parc de Laeken de ses santiags étincelantes ?

Non, sans rire, le bon Albert, il m'a vachement impressionnée. Et si c'était vrai: s'il était vraiment le garant de la démocratie, au-dessus de la mêlée et tout et tout ? C'est juste dommage qu'il n'ait pas téléphoné à Pascal Vrebos pour lui dire, là, en direct sur antenne, à quel point il était déçu par tous ces thuriféraires de la monarchie et d'accord avec le Cercle républicain.

Allez, aux prochaines élections, je vote pour Albert II.

Euh... J'ai dit une connerie ?

Par Nadia Geerts
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Dimanche 7 janvier 2007

Article publié en page 18 du Soir des 6 et 7 janvier 2007.

 

« Aucune raison d’accorder une dotation à Astrid et Laurent »

 

Nadia Geerts, Présidente du Cercle républicain.

 

Propos recueillis par Dominique Berns.

 

 

Bien que vous soyez républicaine, vous devez vous accommoder de notre monarchie, dans la mesure où ce régime n’a pas été renié par une majorité de vos concitoyens, et convenir que le roi doit bénéficier d’une Liste civile, l’équivalent d’un budget de fonctionnement lui permettant de remplir sa fonction ; et que l’héritier, dès le moment où il est majeur, doit bénéficier d’une dotation. C’est le cas de Philippe. En revanche, vous contestez le fait que les deux autres enfants du roi, Astrid et Laurent, bénéficient d’une dotation. Pourquoi ?

 

En tant que républicaine, je ne peux m’empêcher de penser que ce système est lié à l’existence de la monarchie, un système d’Ancien Régime, pour l’abolition duquel je milite. Mais si on se place dans la logique monarchique, il est normal que le Roi bénéficie d’une liste civile et que l’héritier présomptif perçoive une dotation, puisqu’il doit se préparer à sa fonction, qu’il peut devoir attendre longtemps – pensons au prince Charles du Royaume-Uni – et qu’il ne faut pas l’exposer aux aléas et vicissitudes de la vie professionnelle. J’ajoute que cette dotation devrait être soumise au contrôle de la Cour des comptes, comme l’a suggéré vendredi le Premier ministre.

 

Mais je ne peux comprendre que les autres enfants du roi bénéficient d’une dotation. Le cas du prince Laurent est tout de même exemplaire. Avec l’abrogation de la loi salique (NDLR : qui interdisait le trône aux femmes) et les naissances survenues chez Philippe et Astrid, le fils cadet du roi occupe  la 11e place dans la liste de succession. Il ne régnera jamais – sauf à imaginer une épidémie touchant la famille royale, une catastrophe digne d’Hollywood ou une « tuerie sanglante » comme ce fut le cas au Népal en 2001 (NDLR : dans la soirée du 1er juin 2001, le prince héritier népalais, dans un accès de démence, assassina dix membres de la famille royale). Soyons sérieux : il est aberrant de lui accorder une dotation. De même, Astrid ne devrait pas en bénéficier. Quant à la dotation accordée à la reine Fabiola, son montant – 1,444 million d’euros - est astronomique lorsqu’on sait qu’elle n’a que très peu de frais personnels. 

 

 

Les enfants du roi sont cependant sénateurs de droit. Dans le cadre de cette fonction pour laquelle ils ne perçoivent pas de traitement, n’est-il pas normal qu’une dotation leur soit accordée, ne fût-ce que pour les mettre à l’abri de toute forme de pression ?

 

Je suis tout à fait prête, dans le cadre de cet entretien, à mettre entre parenthèses mes convictions républicaines et à jouer le jeu : nous vivons en monarchie, j’admets de raisonner dans ce cadre. Mais je ne peux pas cautionner une institution – les sénateurs de droit – que je juge tout à fait obsolète, sinon franchement anti-démocratique. Les sénateurs sont des représentants élus par les citoyens pour un mandat limité dans le temps. Il n’y a pas de raison qu’il existe des sénateurs à vie, par la seule grâce de leur naissance qui plus est !

 

 

L’institution vise à préparer le futur souverain à sa fonction…

 

A partir du moment où la monarchie en elle-même me paraît anti-démocratique, il m’est difficile de soutenir un raisonnement qui part du principe que la monarchie doit être préservée. Dans la logique monarchique, faire de Philippe un sénateur de droit a du sens ; pas dans la logique républicaine.

 

 

Imaginons que Philippe décède. Sa fille Elisabeth étant mineure, il faut nommer un régent. Ou plus exactement,  une régente : Astrid.

 

La régence est une fonction occupée temporairement, transitoire. Il ne me semble pas problématique que celui ou celle qui pourrait être amené(e) à la remplir ait vécu par ailleurs une vie normale, d’autant qu’une fois sa mission achevée, il ou elle retrouvera une vie normale.

 

 

Prenons, si vous le voulez bien, un angle qui ne soit plus celui des principes, mais celui de la contingence. Ne vaut-il pas mieux fixer officiellement et de manière transparente une dotation que de mettre sur pied une institution ad hoc afin de rémunérer un prince – je fais bien entendu référence à la création en 1994 de l’Institut royal pour la gestion durable des ressources naturelles et la promotion des énergies propres (IRGT), une ASBL où Laurent a perçu  un salaire de 1 million de FB par mois jusqu’au moment où il a bénéficié d’une dotation ?

 

 

La création de l’IRGT est un scandale. Et, au regard de ce scandale, tout était préférable, même une dotation ! Mais cela ne signifie pas que je trouve légitime de verser à Laurent un salaire « d’expert », puis une dotation, s’élevant à 1 million de francs belges par mois ! Je m’interroge donc sur la raison qui a poussé le monde politique à se sentir obligé de trouver une rémunération au prince Laurent. Je vois là un exemple du pouvoir d’influence du Palais. Et je me réjouirais de voir la monarchie ne jouer, dans notre pays, qu’un rôle strictement protocolaire – de manière transitoire, bien sûr ! Laurent, certes, est né à Laeken. Mais c’est un homme et un citoyen comme un autre. Il ne sera pas appelé à régner. Il n’y a aucune raison pour qu’il ne vive pas comme tout le monde. Qu’il travaille, comme tout un chacun.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Nadia Geerts
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Dimanche 7 janvier 2007

En Belgique, la République avance, c'est un fait. Faut dire que Laurent nous y aide bien, le bougre: il a même sûrement plus fait pour la République en quelques semaines que pour l'environnement en douze ans en tant qu'expert - expert ! voilà un qualificatif dont je ne reviens pas... - de l'IRGT... Et de mémoire de républicaine, je n'ai jamais eu autant d'alliés sur un plateau télé que ce dimanche sur le plateau de Mise au Point: il y avait certes Josy Dubié, Marc Uyttendaele, José Masschelin et Jean-Frederick Deliège, mais aussi les alliés bien malgré eux que furent Armand De Decker, Francis Delpérée, Francis Balace - ah ! Francis Balace ! - et Pierre-Yves Monette: comme l'a très justement dit, en d'autres mots, Marc Uyttendaele: avec des monarchistes pareils, on n'a plus besoin de républicains !

En France, par contre, la République est menacée. Sans doute parce que d'aucuns oublient qu'elle est toujours une conquête, jamais un acquis. Face à tous les déçus de la république, là-bas comme partout, l'extrême droite se positionne: la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen, imaginée par sa fille Marine, fait très fort dans le discours populiste qui ratisse large. Quitte à tordre un peu, ou beaucoup, la réalité frontiste. Pour en savoir plus, je vous invite à aller lire mon dernier article sur RésistanceS. Son titre: "Ils ont tout cassé !" est le leitmotiv de la campagne. http://www.resistances.be/elfr2007a1.html. L'article en question sera également publié dans le prochain Journal du Mardi. Un journal qui vaut la peine d'ête soutenu (donc acheté) ne serait-ce que parce qu'il survit sans publicité...

(finalement, il semblerait que ce soit dans le JDM du 16 janvier prochain que l'article sera publié)

Par Nadia Geerts
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Mardi 9 janvier 2007

Pour ceux qui ne seraient pas encore las de m'entendre débiter les mêmes évidences devant un quarteron de monarchistes, sachez qe le nouvel épisode médiatique du feuilleton "Laurent" aura lieu dimanche 14 janvier prochain sur le plateau de Controverse, sur RTL-TVI donc, de 12h à 13h. Parmi les acteurs principaux, gageons que nous retrouverons Messieurs Delpérée, Balace, Laporte, Flahaut, etc.

Cela dit, je suis frappée par la vigueur avec laquelle certains s'insurgent (le Premier en tête) contre le fait qu'on "profite" de l'affaire des détournements de fonds de la Marine (ah... les fonds marins...) pour remettre en cause les dotations, alors que ça n'aurait strictement rien à voir.

Moi je veux bien, mais je me souviens tout de même que la presse a, des jours si pas des semaines durant, relayé le fait que le pôvre Laurent avait certes bénéficié des largesses de la Marine, mais que c'était à une époque où il devait vivre avec les malheureux 75.000 FB par mois octroyés par son papa.

Ensuite, on a appris que dès 1994, le gaminou était rémunéré 1 million de FB par mois à titre d'"expert" (décidément, je n'en reviens pas !) de l'IRGT, un institut créé tout spécialement pour l'occuper et le responsabiliser. Et Isabelle Durant a tout faux, évidemment, lorsqu'elle avance, tout auréolée d'écologisme monarchisant, que "c'est tout de même une noble cause", puisque là n'est évidemment pas la question.

Bref, le prince Laurent vit donc depuis 12 ans avec 1 million de FB par mois, d'abord comme "expert", ensuite comme bénéficiaire d'une dotation (exempte d'impôt, celle-là, ce qui fait tout de même une fameuse promotion !). On peut d'ailleurs se demander dans quelle mesure l'octroi à Laurent d'une dotation n'est pas né d'une volonté de faire les choses de manière un peu plus régulière que ce bidouillage lamentable qu'était l'IRGT (et la Fondation Prince Laurent dans la foulée).

Le fil rouge de tout ça ? C'est que le prince Laurent a manifestement l'habitude de vivre grassement de l'argent qu'"on" lui donne, sans même se soucier  de savoir d'où il vient. Et qu'il est peut-ête temps que ça change, étant donné que RIEN ne justifie tant de générosité.

Par Nadia Geerts
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Jeudi 11 janvier 2007

"Une femme engagée", c'est le titre d'un article paru dans le Télé-Moustique de cette semaine et consacré à un portrait de la princesse Mathilde réalisé par C'est du belge...

En effet, Mathilde, apprend-on, bat tous les records d'activités de la famille royale - à l'exception d'Albert II - avec le nombre astronomique de 61 activités officielles en 2006. Pfiou ! Ca décoiffe, ça, 61 activités sur un an: total respect ! Ca fait tout de même une activité tous les 6 jours... Et l'article nous apprend pourquoi Mathilde se donne tant de mal, au risque de s'épuiser : c'est qu' "elle est une mère, mais aussi une femme". Ce qui explique que malgré sa famille nombreuse, elle se donne sans compter, par le biais du fonds Princesse Mathilde. Un fonds, qui, nous apprend l'article, a pu être créé en 2001 grâce à la générosité de la population belge, laquelle a fait multe dons aux oeuvres sociales de Mathilde à l'occasion de son mariage.

C'est cool, ça : on épouse un prince, on reçoit plein de sous d'un bon peuple enthousiaste et ému aux larmes, avec les sous on crée une fondation, tous les six jours on va dire bonjour à une bonne oeuvre, et le reste du temps on élève ses enfants tout en expliquant à quel point on se sent vachement concernée par les problèmes de société et tout ça.

Mais bon, tout n'est pas rose tous les jours, faudrait pas croire. C'est que toute cette belle famille engagée doit vivre avec la misérable dotation de Monsieur: 924.000 euros par an (chiffres de 2007).  Avouez, quelle femme engagée et mère de famille nombreuse peut se targuer de 61 activités sur une année pour une si maigre rétribution ? Hein ?

Non vraiment, je vous dis: total respect.

Par Nadia Geerts
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Samedi 13 janvier 2007

Qui trop embrasse mal étreint, et qui trop défend la monarchie en arrive à dire de grosses bêtises. Quelques exemples, tirés de l'émission Mise au point du dimanche 7 janvier (une émission par ailleurs historique en ce que, pour la première fois de mémoire de républicaine, le camp des défenseurs de Laurent était moins fourni que l'autre !).

Armand De Decker: "Ce qui pourrait lui être reproché, c'est uniquement de savoir que des queues de budget ont été utilisées pour aménager une maison qui ne lui appartient pas puisqu'elle appartient à la donation royale. (...) On ne peut quoi qu'il arrive rien lui reprocher".

Il faudra  que je demande un jour à Armand de m'expliquer comment faire pour, moi aussi, bénéficier d'une grosse villa dont je ne serais pas propriétaire, pour laquelle je ne payerais pas de loyer, et où je pourrais faire ce que je veux sans être jamais inquiétée...

Francis Balace: "Le prince a emménagé en 94. Les travaux ont été effectués en 98. Pendant 4 ans, personne ne s'est préoccupé de savoir s'il campait dans une tente igloo".

Celle-là, c'est ma préférée. Et j'imagine que dans les chaumières, les larmes ont abondamment coulé à l'évocation du pauvre prince, étendu seul sur un matelas de fortune, au milieu d'un immense salon non chauffé, avec à portée de main un bec bunzen et une lampe tempête...

Pierre-Yves Monette: "Il est incontestable qu'il n'est pas au courant de tout. Il n'est pas impossible intellectuellement et honnêtement que le prince ne se soit pas soucié de la provenance des fonds, puisque c'est la donation royale qui est propriétaire des lieux, et c'est elle qui non seulement construit mais meuble. L'autre question, c'est: est-ce intelligent de ne pas s'être posé la question ? C'est un manque de vigilance".

Il allait presque dire que Laurent était une triple buse, mais il s'est repris à temps. Ouf ! On a eu chaud: son titre de noblesse a bien failli lui passer sous le nez, à Pierre-Yves.

Francis Balace encore: "Si vous voulez que le prince travaille, nommez-le PDG de Volkswagen !"

(Il devrait penser à les publier, je suis sûre qu'il y a un créneau pour ça...)
Quant à Laurent PDG de VW, je me demande s'il ne vaut pas mieux déclarer VW en faillite tout de suite. Parce que bon, pour être PDG, il suffit pas d'aller promener sa fraise au salon de l'auto et d'admirer les 4X4 (nouvelle preuve du sentiment écologique pointu de Laurent...)...
Et puis, comme le disait Marc Uyttendaele: "Qu'ils travaillent ou pas, c'est un problème privé, mais l'Etat n'a à financer que des fonctions étatiques".

Armand De Decker: "On ne peut pas nier l'intérêt du prince Laurent pour le développement durable".

Oui, c'est comme je disais: Un intérêt qui s'est encore manifesté au salon de l'auto dernièrement. Je suis sûre que c'est une simple erreur d'agenda assortie d'une erreur d'aiguillage qui l'a fait se retrouver dedans à reluquer les 4X4 plutôt que dehors, le lendemain, à manifester contre les nuisances écologiques du tout-à-la-bagnole.

Francis Delpérée: "Depuis 2001, le système de la dotation a un grand avantage, qui est de clarifier les données du problème".

Oui, on peut voir ça comme ça. C'est vrai qu'avec un million de francs belges par mois, non plus imposables (comme ses revenus de l'IRGT) mais non imposables, le prince Laurent voit sûrement plus clair...

Pierre-Yves Monette: "Moi, je suis plutôt un républicain de coeur".

Partout ailleurs qu'en Belgique, on connaît la chanson. C'est d'ailleurs ce que je lui ai dit sur le plateau, texto. Devraient penser à créer un club, tous ces républicains de coeur : le CRCLP: Club des Républicains de Coeur Larbins du Palais. J'ai des noms ...

Armand De Decker: "Je me demande pourquoi une partie de la presse écrite francophone fait le jeu du nationalisme flamand".

Bon, faut vraiment qu'il arrête de se croire dans un western, Armand, avec d'un côté les méchants Flamands séparatistes, nationalistes, extrémistes et républicains, et de l'autre les gentils francophones qui font rempart de leur corps en criant Vive le Roi, la main sur le coeur et le pied sur leurs beaux principes démocratiques...


Allez, puisqu'on parle de gentils et de méchants, on termine par deux citations de gentils:

Jean-Frédérick Deliège: "C'est une fondation financée par l'armée, dans laquelle Laurent lui-même n'investit pas un franc, et on le présente comme un mécène. C'est de l'escroquerie morale !"

Et la conclusion, je la laisse à Marc Uyttendaele:

Marc Uyttendaele: "On voudrait faire un plaidoyer pour la république qu'on ne pourrait pas faire mieux !"

 

Par Nadia Geerts
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Dimanche 14 janvier 2007

Chaque émission télé amène sa moisson de perles. Celle de ce midi sur RTL ne fait pas exception à la règle:

Noël Vaessen, à propos de Laurent: "Je suis fier de mon poulain. Il est venu en citoyen. Il a accepté de se faire traiter de Monsieur".

Waouw ! Quelle bonté, Monseigneur ! Oyé oyé, bonnes gens, acclamez le prince, qui a accepté, l'espace de 15 minutes dans sa vie, d'être traité comme vous !

Pierre-Yves Monette, à propos de Noël Vaessen: "Faut-il continuer à donner la parole à des gens qui disent des choses hallucinantes ?"

Très bonne question, en effet. Mais ça ferait vide sur les plateaux, s'il fallait appliquer ce sain principe à la lettre...

Didier Gosuin: "Le prince Laurent est un homme meurtri"

C'est vrai quoi zut: c'est pas parce qu'on bénéficie d'une éducation citoyenne de pointe en étant sénateur de droit (puisque selon Francis Delpérée, c'est à ça que ça sert), grassement rémunérée qui plus est (puisque toujours selon le sénateur-baron CDH, les princes perçoivent une dotation parce qu'ils sont sénateurs de droit) qu'on est obligé de savoir qu'il n'est pas normal que la Marine paie son micro-onde personnel et les photocopieuses de sa Fondation pour le bien-être animal...

Christian Laporte: "Le prince a témoigné avec beaucoup de courage, comme un simple citoyen".

André Risopoulos: "Comme tout le monde, non. Si c'était comme tout le monde, il aurait pu communiquer avant, pendant et après".

Curieux, j'ai jamais eu l'impression que Laurent était tellement gêné aux entournures lorsqu'il s'agissait de causer aux médias. Ca lui serait pas venu avec cette histoire de fonds détournés, des fois, cette subite et exquise discrétion ?

Rudy Bogaerts (attention, sortez vos mouchoirs): "Quand je vois Laurent, je vois un homme qui n'est plus un enfant, un homme très seul qui attend sur le pas de sa porte l'arrivée de l'huissier. (...) On n'a pas été fichu de lui donner un avocat."

Moi, je propose qu'on crée d'urgence une vraie fondation Prince Laurent, destinée à aider le prince au quotidien. Le but serait, petit à petit, sans le brusquer, de l'amener à une relative autonomie.

Didier Gosuin: "J'ai participé à la création de l'IRGT, à la demande du Palais. Il fallait occuper le petit dernier. En 15 ans, c'est un homme qui a évolué, c'est un citoyen comme les autres. Il a créé une nouvelle fondation, il est enfin déchargé de tout le poids qui a pesé sur lui. C'est quelqu'un qui va bientôt pouvoir voler de ses propres ailes."

Pas trop tôt ! C'est qu'il va sur ses 44 ans, le gaminou...

Jean-Michel Javaux: "Le prince Laurent a choisi plusieurs combats qu'il porte".

Qu'il porte, qu'il porte, c'est vite dit. Moi aussi, je veux bien porter tous les combats qu'on veut (non allez, pas tous) s'il suffit que je dise que je suis vachement sensibilisée à l'environnement (au hasard) bien que fan de grosses bagnoles énergivores qui font vroum vroum (au hasard toujours) pour que les trois régions se mettent en quatre pour allonger les budgets ... A propos, dites, je suis vachement sensibilisée à la république, pourriez pas faire quelque chose ? Moi, je promets: je porterai !

Christian Laporte à Bart de Wever (NVA): "La famille royale est une cible facile pour vous, extrémistes flamands"

Allez, on recommence l'éternel petit jeu: c'est le premier qui accuse l'autre d'extrémisme qui a gagné. Et si en plus, on peut ajouter "flamand", on gagne le gros lot. Mais ça ne marche que sur les chaînes francophones...

Didier Gosuin, à propos de l'IRGT: Tout travail mérite salaire."

Là, on s'est un peu engueulés, Gosuin et moi. Moi, il me semblait qu'un million par mois, c'était un peu beaucoup pour quelqu'un qui est expert de rien du tout (si j'étais un homme et un tantinet vulgaire, je dirais: un expert de mes deux). Gosuin a clamé, outré, que c'était de la désinformation, parce qu'en net, ça ne fait que la modique somme de 6.000 euros par mois et que d'ailleurs, plein d'asbl reçoivent des subsides - remarquez qu'il n'a pas contesté que Laurent soit expert de rien du tout ! Là, je me suis inclinée, vaincue par la force de l'argument: c'est vrai que 6.000 euros par mois, c'est rien du tout pour être pseudo-expert dans une fondation qui n'est d'aucune utilité.

Francis Delpérée: "Il y a des tâches de représentation qui doivent ou peuvent être remplies. Il est tout à fait normal qu'une dotation soit allouée pour l'exercice de cette fonction".

J'aurais bien aimé que l'éminent constitutionnaliste développe un peu la nuance: "doivent ou peuvent". Parce que bon, si je comprends bien, chaque fois qu'un rejeton "De Belgique"  aura une subite envie de représenter quelque chose quelque part, faudra allonger ? C'est cool, ça !

Francis Balace: "Ce que je n'aime pas, ce sont les dégâts colatéraux: la princesse Astrid n'a rien fait. On ne s'en prend pas à des gens qui ne sont pas mêlés à une affaire et leur faire payer".

Là, Monsieur Balace, je crains que vous n'ayez pas tout suivi: il ne s'agit pas de leur faire payer, mais d'arrêter de nous faire payer. Et pas parce qu'on n'aime pas Astrid-qui-n'a-rien-fait (et qui continue à ne pas faire grand chose, d'ailleurs), mais parce que le principe n'est pas juste.

Rudy Bogaerts: "Il faut reprendre ce garçon, cet homme et lui donner un entourage différent". "Quand je lis les chiffres de ce que coûte un Mitterand ou un Chirac, c'est cent fois ce que nous coûte la monarchie".

Quand je pense que Bogaerts a traîné Laurent dans la boue à une époque pas si lointaine, témoignant notamment des faiblesses intellectuelles du prince, je me demande quand même à quoi il joue. Faudrait reprendre ce garçon aussi, et lui trouver un précepteur qui fasse d'urgence son éducation citoyenne.

André Flahaut: "Il y a aussi les problèmes des gens. Occupons-nous d'abord des problèmes des gens".

 


Mais soyons juste: il ne s'est pas dit que des conneries sur ce plateau. Exemples:

Jean-Michel Javaux, à propos de l'audition du prince: "Il fallait que les droits de la défense soient assurés.

Bart De Wever: "Pourquoi a-t-on attendu 6 ans avant de l'interroger ? Ca donne l'impression d'une justice de classe. Un citoyen quelconque aurait été interrogé immédiatement et pas de façon si gentille".

Marc Metdepenningen: "Son audition tardive et nocture était assez grotesque comme situation. Mais ça a permis une révélation importante. On n'a pas voulu savoir (pendant l'instruction, ndlr) si le prince était impliqué à quelque niveau que ce soit".

Bart de Waver: "Le prince est traité de héros parce qu'il a donné un témoignage de 15 minutes. Il est quand même sans doute le bénéficiaire de fraudes".

Et Jean-Michel Javaux a aussi mentionné l'autocensure de la justice, le fait que la non-audition du prince pendant les 6 années de l'instruction a donné l'impression qu'on a voulu protéger le prince, la nécessité de limiter les dotations à l'occasion de l'accession au trône de Philippe, l'intérêt du système espagnol, dans lequel le roi reçoit une enveloppe qu'il distribue comme il l'entend sans qu'il y ait de dotation, etc.

Par Nadia Geerts
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Lundi 23 juillet 2007
Mes chers concitoyens,

La reine et moi vous remercions chaleureusement pour le soutien que vous avez apporté à notre famille à l'occasion de la douloureuse fracture du col de l'utérus qui m'a immobilisé plusieurs jours durant.

Je me réjouis d'être aujourd'hui sur pied. Pour rien au monde je n'aurais manqué la commémoration de la révolution du peuple Belge contre la tyrannie hollandaise, le 21 juillet 1831, ni la vibrante Marseillaise qui nous rappelle cette page de l'histoire.

Je voudrais saluer tout particulièrement le travail de nos journalistes et hommes politiques qui, ces dernières semaines en particulier, ont eu à coeur de démontrer leurs compétences, tant en matière historique que scientifique.



Toute ressemblance avec des personnages existant serait purement fortuite. Enfin presque.

Par Nadia Geerts
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Jeudi 14 février 2008

Y a des méchants qui font rien qu'à embêter le roi. Dernièrement, ils n'ont rien trouvé de mieux que de dévoiler certaines choses que Sa majesté leur avait dites dans le secret du colloque singulier. Et ça, c'est pas bien. Parce que si chacun se met à raconter ce que le grand Bébert II ou un de ses pairs (passés ou à venir, salut) a dit sous le sceau du secret, on risque bientôt d'apprendre que:
- le roi se pique d'avoir des opinions politiques. Et ça, c'est très grave. On peut rencontrer des ministres pendant quarante ans chaque semaine, mais de grâce, restons neutre et au-dessus de la mêlée ! C'est vrai quoi, chacun son rôle: aux politiques les idées, au roi les discours de Noël, et les vaches seront bien gardées.
- le roi dit des conneries grosses comme le palais de Laeken. Et ça, c'est très grave aussi. Le roi est intelligent, forcément. Et s'il lui arrive de dire une connerie, c'est sûrement de l'humour qu'on n'a pas compris, comme quand Leterme entonne la Marseillaise pour prouver qu'il connaît l'hymne national belge.
- le roi souffre d'aérophagie, d'hémorroïdes ou d'énurésie. Et ça, ça la fout mal, on est bien d'accord. Le roi est en pleine forme, sauf quand il se fracture le col de l'utérus, quand il a de gravissimes problèmes avec sa conscience parce qu'il y a des parlementaires qui veulent génocider des foetus ou qu'il meurt et qu'on crie avec un bel ensemble "Le roi est mort, vive le roi !". Sinon, tout va bien, forcément.

Pour éviter ça, il y a certes une solution: puisque chacun des actes du roi doit être couvert par un ministre qui par cela seul, s'en rend responsable, puisque les paroles du roi sont des actes (même si on a peine à le croire quand un écoute ses discours de Noël), il suffit de mettre un ministre derrière le roi chaque fois qu'il reçoit quelqu'un en colloque singulier. Evidemment, vous me direz qu'alors, ce ne serait plus un colloque singulier, mais bon, soyons fous. Non, le principal problème, c'est le fric que ça coûterait de payer un ministre pour approuver chaque parole du roi. Pas de ça Lisette ! Donnons plutôt au plus vite un cours accéléré de citoyenneté aux ministres et autres invités royaux, pour qu'ils comprennent en fin que pour le plus grand bien de notre portefeuille et de la loyauté fédérale (je sais, on voit pas bien le rapport, mais il paraît que c'est vachement important et quel seul le roi peut la garantir), il faut absolument qu'ils la bouclent. 

C'est vrai quoi à la fin.

Par Nadia Geerts
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Ce blog se veut, entre autres choses,  un espace de libre critique des tentatives d'immixtions du religieux dans le champ du politique - de la res publica -, partant du principe que seule la laïcité de l'Etat permet la coexistence de diverses sensibilités philosophiques et religieuses, sans qu'aucune d'elles ne prétende écraser les autres. Ni religion d'Etat, ni athéisme d'Etat, mais la conviction que nos options religieuses et philosophiques sont affaire privée, au même titre que notre sexualité.
Comme fil conducteur, l'humanisme, qui récuse l'enfermement de qui que ce soit dans des catégories qu'il n'a pas choisies, au nom de sa sacro-sainte appartenance à la communauté, quelle qu'elle soit.

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