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Le 19 septembre à 19h: Présentation de mon livre "La neutralité n'est pas neutre" à l'assemblée citoyenne du Mouvement de Gauche, Fontaine L'Evêque, taverne Le Richelieu
Le 23 septembre à 19h30: Prticipation à une conférence débat organisée à l'ULB par le Cercle du libre examen sur le thème "Laïcité et diversité font-elles bon ménage ?" avec Pierre Galand, Mehmet Saygin et Marc Jacquemain. Infos: https://www.facebook.com/events/560632677326604/
Le 15 octobre à 14h: Conférence "La neutralité n'est pas neutre"  UMONS boulevard Dolez 31 
Le 18 octobre à 20h: Maison de la Laïcité de Colfontaine - conférence sur « La Laicité au XXIème siècle ».

Texte Libre

17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 10:53

Que les choses soient bien claires: c'est non.
Disons-le tout de go, j'en ai marre de recevoir des mails de gens, au demeurant peut-être fort sympathiques, qui me demandent d'être leur amie. Parce qu'au risque de paraître terriblement passéiste, ma conception de l'amitié s'accomode mal de ces procédés que je ressens comme tout à la fois intrusifs et infantiles.
Mes amis, je les ai connus au hasard des rencontres, j'ai appris à les apprécier, et peu à peu je me suis attachée à eux, au point qu'aujourd'hui, ma vie me paraîtrait plus terne si je ne savais pas qu'ils existent quelque part dans le monde, et si je n'avais moi aussi conscience d'être là pour eux.
Avec eux, je n'ai nulle besoin d'une interface virtuelle pour communiquer. je lui préfère mille fois une soirée en tête à tête, un déjeuner sympa, quelques heures ou quelques jours partagés, entre rires et confidences.
Je n'ai nulle envie, qui plus est, de répondre à de quasi inconnus qui, tout de go et par je ne sais quel miracle de la technologie, ont découvert en moi une amie potentielle, outre qu'il me semble que c'est là brader un sentiment profond, que le partage de photos, de cadeaux virtuels ou d'"amis" communs est loin d'épuiser.
Je ne fantasme pas non plus à l'idée de pouvoir afficher au monde entier une collection de 1387 amis, que j'irais illico mesurer à la liste de quelques uns d'entre eux. Désolée, mais je n'ai jamais compris le plaisir qu'on pouvait éprouver à jouer à qui avait la plus longue... Mes amis se comptent sur les doigts, et c'est très bien ainsi. L'amitié se cultive, et il y faut du temps. Un temps que je n'ai nulle envie de gaspiller pour allonger une liste qui perdrait de son sens à mesure qu'elle s'allongerait.

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Published by Nadia Geerts - dans Société
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p. 13/07/2008

Le racisme est une entité floue, tantôt c’est une
doctrine, parfois un acte, le plus souvent une série d’actions
auxquelles on impute une motivation unique. Le racisme évoque
l’ensemble de ceux qui s’imaginent supérieurs ou absolument séparés
d’autres désignés par quelques caractéristiques, la peau, le
comportement, une caractériologie rapide et fantomatique, l’arabe
voleur, le noir lascif, le chinois fourbe, le jap retors, le mexicain
sanguinaire, l’européen exploiteur et j’en passe, une série de clichés
qui comme l’écume passent et repassent. Serait raciste celui qui se
définit par quelques traits raciaux, reconnaît à ces traits le
fondement d’une communauté d’égaux séparés d’autres communautés
d’inférieurs ou de nuisibles. Il y a donc dans le racisme un étrange
ballet entre le principe d’égalité (à l’adresse de ceux de la même race
tous homogènes, équivalents et interchangeables) et les principes de
séparation et de purgation nécessaires de ce même corps menacé, une
sorte de théorie microbienne induite qui assimile le racisme à un
anti-corps, de là le fait que le racisme soit une vision du monde
ordonnée.
On sait que le racisme est réduit à
l’hitlérisme et de là traité comme une doctrine criminelle passible des
tribunaux alors même que le communisme qui partage avec le racisme le
principe d’égalité et de purgation y est considéré comme un mouvement
politique et un dispositif idéal un peu exagéré.
Car
la démocratie finit par inférer de sa condamnation du racisme une
condamnation absolue de toute supériorité et de toute différence qui se
tient dans la force discriminante séparant nous et eux, toi et moi, lui
et vous et ce au nom d’un universalisme indifférentiste qui prétend
assimiler ou juxtaposer de braves communautés de fidèles.
Or
la vie n’est pas indifférence, la vie est affirmation, la vie est donc
discriminatrice, la vie d’un homme se résume à l’ensemble de ses
dilections et c’est à partir de ces dilections que se forment des
familles d’esprit qui sont les entités les plus séparées et les plus
ennemies qui se puissent connaître, Goethe appelait cela les affinités
électives, il aurait pu y ajouter les répulsions qui ne le sont pas
moins, électives.
Arrêtons nous sur le témoignage d’un jeune hollandais d’origine marocaine dans un ouvrage de Ian Buruma, On a tué Theo Van Gogh.
Il plante la scène inaugurale, à 6 ans les parents de son meilleur ami
n’ont pas voulu l’inviter à la fête, il a donc compris qu’il était à
part, mis dans une boîte, délaissé. Il ne se dit pas que la réciprocité
est importante, que ses propres parents n’ont pas cherché à inviter son
meilleur ami, à agrandir le cercle du don et la sphère du potlach, où
l’amitié se lit intimement à la perte des richesses pour conquérir le
mystère des alliances, non, ses parents ont préféré laisser les
frontières du cercle en place, entre musulmans.
Le
même affirme que son sang est marocain et son passeport hollandais une
question d’opportunité, il ne lui vient pas à l’esprit que cette
réflexion est non seulement offensante mais indigne d’un homme élevé
dans un pays qui lui a offert quelques chances à travers quelques
rencontres dont celle de Theo Van Gogh. D’ailleurs ce brave jeune homme
amateur de Tae Kwon Do devrait lire la manière dont on traitait les jeunes garçons errants dans son Maroc natal, c’est un petit roman instructif, le pain nu de Mohammed Choukri.
Enfin
il dit comprendre le geste de l’égorgeur de Theo Van Gogh, car projeter
le Coran sur le corps nu d’une femme est une insulte faite à tous les
musulmans, un blasphème. Il ne lui vient jamais à l’esprit que
poursuivre, pourchasser, écraser, mutiler et égorger les membres de
toute Eglise chrétienne, de tout cercle agnostique ou athée, comme cela
se pratique largement dans son pays et ceux de l’immédiat voisinage est
une infâme saloperie que des milliers de projection de Coran sur le
corps nu de milliers de femmes n’égaleront jamais.
En
une phrase ce qui est absent du discours de ce genre de discriminé
musulman européen c’est la simple réciprocité, ce qui permet à un
interlocuteur de dire réellement tu et non vous, eux, les autres, les
salauds, c’est ce lien étrange et ténu qui permet à deux individus de
se reconnaître du premier coup d’œil en dehors des frontières de
classe, de race et de nationalité, de là qu’on tente d’imposer dans le
discours public le silence devant l’inanité criarde de cette doctrine
officielle de l’Universalisme carpette qui n’a ni concept, ni Idée,
juste des tribunaux pour plier et poursuivre, juste des bons sentiments
pour nous dire, faut comprendre.

Rachid Z 13/07/2008

"La résistance, c'est le sens de l'existence", p !!! Tous les belges ne sont pas tenus de se ranger derrière le label pur porc. Etre belge, c'est se "soumettre" aux lois du peuple belge et certainement pas de singer ses coutumes !!!

p. 15/07/2008

Rachid, je vous le dis gentiment, je pense sincèrement que vous ne savez pas lire. Peut-être vos émotions sont-elles trop fortes et vous empêchent-elles de lire ce qui est écrit et d'en palper le sens. Peut-être est-ce dû à qq chose d'autre, que sais-je ? Mais nettement vos remarques tombent à l'eau. Qui a dit qu'il fallait se conformer ? Qui vous empêche, à part peut-être ce qui mijote en vous, d'être ce que vous êtes ? Personne. En ravanche, le respect que vous demandez à chacune de vos lignes, vous ne le prodiguez pas vous-même. Comme si vous n'aviez que des ennemis. Partout. Tout le temps. Voules-vous être la Grande Victime Expiatoire ? Vous sentez-vous mieux en ce rôle ? Vous m'en donnez l'impression. C'est à se demander. Peut-être devriez-vous relire plusieurs fois les textes avant de les commenter ? Ou bien vous débarasser des filtres des conditionnements à travers lesquels l'information passe en vous ? C'est juste un avis, hein, vous faites comme vous voulez. Vous savez comme moi que ces histoires françaises de colonisation vis à vis des marocains n'a rien à voir avec la réalité de l'immigration en Belgique (ou ce qu'il en reste). Ici, l'immigration marocaine et une immigration, en très grande part, choisie. Comme si vous petits potes s'y trouvaient bien, tout compte fait, dans ce pays où, si l'on veut bien voir les choses comme elles sont, on leur laisse faire ce qu'ils veulent. C'est cela la liberté. Et quoi ? Que voulez-vous de plus ? Convertir les autres ? Et puis quoi ? Vous allez vous la traîner encore longtemps, votre fausse image de pauvres musulmans victimes des méchants chrétiens qui vous veulent du mal ? A ce point de malhonnêteté, dans votre discours, lorsque l'on vous lit, on se demande: soit il est conditionné et complètement abruti, soit il est malavisé voire malhonnête. Je ne comprends pas très bien la haine que vous avez vis-à-vis de vos ennemis les belges d'origine marocaine qui se sont "intégrés" c'est dire qui ne vivent pas selon VOS préceptes et que vous conspuez tant que vous le pouvez, par exemple. Je ne comprends pas bien non plus la haine que vous montrer vis-à-vis des gens qui affirment qu'aucune religion ne doit avoir de prééminence sur une autre au risque que plus aucune ne puisse avoir voix au chapitre ? En fait, ce que je comprends, c'est qu'au delà de tout cela, vous êtes surtout empli de hargne et rien de constructif n'émerge jamais de votre discours. Quelle est votre vision, au juste ? Tout le monde musulman ? Car si vous étiez, ce dont je doute, partisan d'une diversité des opinions, vous vous y prenez bien mal. Je trouve. Cher Rachid.

E. 23/07/2008

Bonjour Mademoiselle,J'aime beaucoup ce que vous écrivez. On pourrait discuter sur MSN pour devenir amis ? (mon pseudo est : superkikoulol). ;=)@st@l@vist@

Rachid Z 31/07/2008

Le Rif, monsieur p, dont est issue la majorité des "marocains" est une région victime de la colonisation et les générations actuelles, ici et ailleurs, endurent encore les effets des crimes réalisés par les occupants successifs !! C'est ce que je sais !! D'ailleurs, à ce propos, je crois qu'un groupe d'ulbistes dirigé par Anne Morelli se penchent plus serieusement sur cette question très épineuse au sein de la composante citoyenne originaire du pays de votre ami le roi !!! Durant cette messianique mission, cette période où notre tyrannique monarque s'appropriait le Congo et ses richesses, les peuples qu'il massacrait avec la bénédiction des dignitaires de l'Eglise ont-il été karchérisés au napalm, comme l'a été le peuple du Rif ?Vous avez raison p, je ne sais ni lire ni tenter de comprendre le monde comme vous, je sais par contre, qu'en tant qu'humain responsable, il me faut dénoncer et lutter contre toute expression que j'estime xénophobe et raciste, et même contre mes propres sentiments à votre égard, par exemple !!! comprenez-vous, p, c'est à ce point que je vous tolère puisque c'est ce que vous désirez, puisque c'est ce que vous préconisez, sachez que vous comptez, pour moi, parmi les plus tolérés de mes concitoyens, toutes confessions, régimes linguistiques et alimentaires ou idéologies confondues !! N'est-il pas beau de se sentir toléré dans notre société où tout le monde il est toléré même s'il est intolérable, comme le FN, le VB, le NVA, le FDF, le laïciste, le corrupteur, le corrompu, ...  

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Ce blog se veut, entre autres choses,  un espace de libre critique des tentatives d'immixtions du religieux dans le champ du politique - de la res publica -, partant du principe que seule la laïcité de l'Etat permet la coexistence de diverses sensibilités philosophiques et religieuses, sans qu'aucune d'elles ne prétende écraser les autres. Ni religion d'Etat, ni athéisme d'Etat, mais la conviction que nos options religieuses et philosophiques sont affaire privée, au même titre que notre sexualité.
Comme fil conducteur, l'humanisme, qui récuse l'enfermement de qui que ce soit dans des catégories qu'il n'a pas choisies, au nom de sa sacro-sainte appartenance à la communauté, quelle qu'elle soit.

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