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Texte Libre

17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 09:53

Que les choses soient bien claires: c'est non.
Disons-le tout de go, j'en ai marre de recevoir des mails de gens, au demeurant peut-être fort sympathiques, qui me demandent d'être leur amie. Parce qu'au risque de paraître terriblement passéiste, ma conception de l'amitié s'accomode mal de ces procédés que je ressens comme tout à la fois intrusifs et infantiles.
Mes amis, je les ai connus au hasard des rencontres, j'ai appris à les apprécier, et peu à peu je me suis attachée à eux, au point qu'aujourd'hui, ma vie me paraîtrait plus terne si je ne savais pas qu'ils existent quelque part dans le monde, et si je n'avais moi aussi conscience d'être là pour eux.
Avec eux, je n'ai nulle besoin d'une interface virtuelle pour communiquer. je lui préfère mille fois une soirée en tête à tête, un déjeuner sympa, quelques heures ou quelques jours partagés, entre rires et confidences.
Je n'ai nulle envie, qui plus est, de répondre à de quasi inconnus qui, tout de go et par je ne sais quel miracle de la technologie, ont découvert en moi une amie potentielle, outre qu'il me semble que c'est là brader un sentiment profond, que le partage de photos, de cadeaux virtuels ou d'"amis" communs est loin d'épuiser.
Je ne fantasme pas non plus à l'idée de pouvoir afficher au monde entier une collection de 1387 amis, que j'irais illico mesurer à la liste de quelques uns d'entre eux. Désolée, mais je n'ai jamais compris le plaisir qu'on pouvait éprouver à jouer à qui avait la plus longue... Mes amis se comptent sur les doigts, et c'est très bien ainsi. L'amitié se cultive, et il y faut du temps. Un temps que je n'ai nulle envie de gaspiller pour allonger une liste qui perdrait de son sens à mesure qu'elle s'allongerait.

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Published by Nadia Geerts - dans Société

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Ce blog se veut, entre autres choses,  un espace de libre critique des tentatives d'immixtions du religieux dans le champ du politique - de la res publica -, partant du principe que seule la laïcité de l'Etat permet la coexistence de diverses sensibilités philosophiques et religieuses, sans qu'aucune d'elles ne prétende écraser les autres. Ni religion d'Etat, ni athéisme d'Etat, mais la conviction que nos options religieuses et philosophiques sont affaire privée, au même titre que notre sexualité.
Comme fil conducteur, l'humanisme, qui récuse l'enfermement de qui que ce soit dans des catégories qu'il n'a pas choisies, au nom de sa sacro-sainte appartenance à la communauté, quelle qu'elle soit.

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